Les ministres des Finances et les directeurs des banques centrales des pays membres du G7 se réunissent à Paris, ces 18 et 19 mai, pour “deux jours d’échanges sur les déséquilibres macroéconomiques et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques”, explique Politico .
Avant la rencontre des pays membres (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a exhorté ses homologues “à sanctionner l’Iran alors que les pourparlers de paix piétinent”, relève le média paneuropéen.
Dès son arrivée à Paris lundi 18 mai, Scott Bessent a déclaré : “Nous appelons tous les membres du G7, tous nos alliés et le reste du monde à se conformer au régime de sanctions afin de lutter contre le financement illégal qui alimente la machine de guerre iranienne et de rendre cet argent au peuple iranien.”
Le menu de la rencontre présidée par la France est chargé, un mois avant le sommet du G7 à Évian. À l’ordre du jour figurent aussi des questions de cybersécurité, la réduction des déséquilibres mondiaux et les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
Car l’économie mondiale est “vulnérable aux chocs”, a rappelé le ministre des Finances grec, Kyriakos Pierrakakis, relève de son côté CNBC . “La réouverture du détroit d’Ormuz et la résolution durable du conflit revêtent une importance capitale pour atténuer les répercussions sur l’économie”, a déclaré l’actuel président de l’Eurogroupe, qui rassemble les représentants de la zone euro au G7.
Il faut dire que la fermeture prolongée de cette artère essentielle au commerce international pèse de plus en plus sur les taux d’intérêt. Les obligations d’État à dix ans (les taux à long terme) ont “bondi dans plusieurs pays du G7 ces dernières semaines”, poursuit le média économique américain. Car les investisseurs “s’inquiètent d’une hausse de l’inflation provoquée par la pénurie d’énergie, elle-même liée au choc d’approvisionnement en pétrole et en gaz”.
Cette hausse des taux “préoccupe également la Banque centrale européenne” (BCE), constate Handelsblatt . “Je m’inquiète toujours, c’est mon travail”, a ainsi déclaré sa présidente, Christine Lagarde, en arrivant à la réunion du G7. Quant au président de la Bundesbank, Joachim Nagel, rappelle le quotidien économique allemand, il considère que “les banques centrales pourraient faire ‘nettement plus’ pour apaiser et soutenir les marchés financiers”.
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