L'ex-secrétaire général de l'Elysée est désormais gouverneur de la Banque de France, à l'issue d'un vote serré. Il a été auditionné mercredi par les parlementaires et a insisté sur son "indépendance".
Le suspense aura duré jusqu'au bout. Les commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat ne se sont pas opposées, mercredi 20 mai, à l'arrivée à la tête de la Banque de France de l'ancien secrétaire général de l'Elysée, Emmanuel Moulin, choix d'Emmanuel Macron pour occuper ce poste. Une majorité des parlementaires des deux chambres s'est prononcée contre la nomination de ce proche du chef de l'Etat (58 voix contre, 52 pour), mais en vertu des règles, il aurait fallu que les trois cinquièmes des suffrages exprimés soient défavorables pour entraver la nomination. Devant les parlementaires, mercredi matin, ce haut fonctionnaire a promis d'être "un homme libre" et "indépendant" à la tête de la Banque de France.
La nomination de cet ancien directeur du Trésor de 57 ans, passé dans de nombreux cabinets sous les présidences Sarkozy et Macron, était incertaine. En effet, ce choix à la tête d'une institution indépendante, chargée notamment de garantir la stabilité monétaire, passe mal, après les nominations déjà de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel et d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, deux proches du président de la République .
Ve République : pourquoi le président conserve un large pouvoir de nomination
