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economievia Sud Ouest··2 min de lecture

Le patronat dénonce une « double peine » après l’annonce du gel des allègements de cotisations

Personnalités citées :David AmielPatrick MartinAmir Reza-TofighiMichel PiconArnaud RousseauDavid CluzeauSébastien JustineThierry Marx
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Le contexte

Le gouvernement français a décidé de geler les allègements de cotisations patronales, une mesure qui intervient dans un contexte de hausse du Smic et de tensions économiques dues à des événements internationaux. Les organisations patronales expriment leur mécontentement face à cette décision, qu'elles jugent préjudiciable pour les entreprises.

Ce qu'il faut retenir

Les organisations patronales dénoncent le gel des allègements de cotisations comme une 'double peine' pour les entreprises. Elles critiquent le gouvernement pour avoir pris cette décision sans consulter les représentants des entreprises. Le ministre des Comptes publics a justifié cette mesure par la nécessité de réaliser des économies face aux coûts liés au conflit au Moyen-Orient. Les entreprises doivent faire face à une hausse du coût du travail tout en voyant leurs allègements de cotisations gelés.

Ce que ça change

Cette décision pourrait avoir des conséquences significatives sur la santé financière des entreprises, en particulier dans un contexte de chômage croissant. Les organisations patronales appellent à un dialogue avec le gouvernement, ce qui pourrait influencer les futures politiques économiques et sociales.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Les organisations patronales, dans La Tribune Dimanche, appellent le gouvernement à « renouer le dialogue ».

Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue lundi, représente une « double peine » au « pire moment pour les entreprises », dénoncent à nouveau les organisations patronales dans La Tribune Dimanche.

Le gouvernement a pris cette décision, qui devrait figurer dans un prochain décret, « sans même écouter ni recevoir les représentants de toutes les entreprises de France qui l’avaient pourtant expressément demandé », s’indignent dans une tribune les présidents du Medef, Patrick Martin, de la CPME, Amir Reza-Tofighi, de l’U2P, Michel Picon, de la FNSEA (agriculteurs), Arnaud Rousseau, de l’UDES (secteur social et solidaire) David Cluzeau, et de la Fesac (culture), Sébastien Justine.

Le ministre des Comptes publics, David Amiel, avait confirmé la semaine dernière cette mesure redoutée par le patronat mais saluée par les syndicats, le gouvernement envisageant six milliards d’euros d’économies pour faire face au coût du conflit au Moyen-Orient.

Le Smic doit augmenter de 2,4 % le 1er juin, une hausse mécanique entraînée par celle de l’inflation des prix à la consommation, mais l’enveloppe budgétaire dédiée aux allègements des cotisations sociales des entreprises sur les bas salaires n’augmentera pas. Elle ne baissera pas non plus.

Faire augmenter ces allègements en même temps que le Smic aurait coûté plus de 2 milliards d’euros et profité aussi bien aux entreprises qui vont bien qu’à celles qui vont mal, avait souligné le ministre.

« Déjà confrontées aux conséquences de la guerre », les entreprises « devront donc absorber à la fois une hausse du coût du travail et une baisse mécanique des allègements » censés en limiter l’impact, dénoncent les organisations patronales.

« Et cela alors même que le taux de chômage vient de repasser au-dessus de la barre des 8 %, pour la première fois depuis cinq ans », ajoutent-elles, fustigeant « une double peine » et un « signal extrêmement préoccupant ».

« C’est le quatrième coup de rabot en trois ans. Au pire moment », martèlent les signataires de la tribune, dénonçant « un contresens économique » et « un choix politique délibéré ».

Mardi, Thierry Marx, président de l’union des métiers de l’hôtellerie-restauration (Umih), avait également alerté sur les « conséquences » de ce gel, réclamant « l’ouverture d’une concertation », dans une lettre au Premier ministre.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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