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parlementvia Sud Ouest··3 min de lecture

Loi d’urgence agricole : eau, pesticides, loup, élevage… Que contient le texte examiné dès ce mardi à l’Assemblée ?

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Le contexte

Le projet de loi d'urgence agricole est examiné à l'Assemblée nationale pour répondre aux préoccupations des agriculteurs, notamment en matière de gestion de l'eau et de protection des cultures. Ce texte élargit son périmètre initial pour inclure divers enjeux liés à l'agriculture et à l'environnement.

Ce qu'il faut retenir

Le projet de loi d'urgence agricole, qui sera examiné à l'Assemblée nationale, inclut des mesures sur la gestion de l'eau, les pesticides et le revenu des exploitants. Il prévoit la labellisation de projets d'avenir agricole et des achats patriotiques dans les cantines publiques. Le texte vise à faciliter la construction d'ouvrages de stockage d'eau et à renforcer la protection des captages d'eau potable. Il introduit également des mesures contre la concurrence déloyale et des dispositions pour protéger les exploitations agricoles contre les vols et dégradations.

Ce que ça change

Ce projet de loi pourrait avoir un impact significatif sur la gestion des ressources en eau et la régulation des pesticides en France. Les mesures proposées visent à soutenir les agriculteurs tout en répondant aux préoccupations environnementales. L'examen de ce texte pourrait également influencer les relations entre producteurs et industriels, ainsi que la dynamique des négociations commerciales dans le secteur agricole.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le projet de loi d’urgence agricole arrive ce mardi à l’Assemblée nationale avec un périmètre élargi incluant la gestion de l’eau, les pesticides et le revenu des exploitants

Le gouvernement avait d’abord évoqué un texte resserré autour de l’eau, du loup et des moyens de production pour répondre à la colère agricole de l’hiver. Finalement, le projet de loi d’urgence agricole, examiné dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale à partir de mardi , aborde de nombreux autres thèmes. Le point sur ses principales mesures.

Le texte prévoit une « labellisation » par les autorités de « projets d’avenir agricole ». Ces projets sont la traduction dans la loi des « conférences de la souveraineté alimentaire » lancées en décembre, qui doivent voir chaque filière proposer un plan à dix ans pour « reconquérir » les marchés. Ces projets peuvent prendre la forme de « contrats » entre des agriculteurs, leurs fournisseurs, des industriels et distributeurs. Un autre article prévoit des « achats patriotiques » dans les cantines publiques, qui devront se fournir dans l’UE, sauf pour les produits non disponibles.

Un volet central du texte concerne l’eau. Il vise notamment à faciliter la construction d’ouvrages de stockage d’eau, d’une part en supprimant l’obligation de tenir des réunions publiques pour l’autorisation environnementale, d’autre part en renforçant les pouvoirs du préfet par rapport aux instances de gestion de l’eau. Deux articles controversés ont été supprimés en commission, mais le gouvernement tentera de les réintroduire dans l’hémicycle. L’un prévoit l’allègement des compensations pour des projets développés sur des zones humides déjà altérées.

L’autre concerne la protection des captages d’eau potable. Le gouvernement entend concentrer les moyens sur des captages « prioritaires », les plus pollués. À partir d’un certain seuil de pollution, le préfet aurait l’obligation de prendre des mesures de restriction, par exemple de pesticides. Cet article a été présenté par le gouvernement comme la grande avancée environnementale du texte. Mais les opposants à cette mesure craignent notamment que les seuils de pollution, à définir par décret, soient trop bas.

Le projet de loi entend lutter contre la concurrence déloyale en renforçant le pouvoir donné au gouvernement d’empêcher l’importation de denrées comportant des résidus de pesticides interdits dans l’Union européenne. Un autre article veut permettre la création d’une sorte de « zone tampon » en bordure de parcelles agricoles où des pesticides sont utilisés, pour limiter l’exposition des personnes à ces produits. L’objectif étant que cette contrainte ne soit plus à la charge des agriculteurs directement sur leurs parcelles.

Le texte traduit dans la loi le déclassement par l’UE du loup, qui ne fait plus l’objet d’une protection « stricte » mais d’une protection dite « simple ». Il aligne aussi la protection des bovins sur celle des ovins, supprimant l’autorisation préalable requise pour effectuer des tirs de défense s’agissant des bovins. Un article permet au gouvernement de légiférer par ordonnance pour réformer le modèle de gouvernance du sanitaire, très critiqué par les syndicats minoritaires lors de la crise de la dermatose bovine.

Il vise aussi à traduire dans la loi les conclusions des Assises du sanitaire, encore en cours. La gauche a en vain protesté contre ce « blanc-seing » donné à l’exécutif. Le gouvernement prévoit aussi de légiférer par ordonnance pour créer un régime spécial d’autorisation environnementale pour les bâtiments d’élevage, afin d’alléger les contraintes administratives. Une disposition visant à favoriser l’élevage intensif, selon les défenseurs de l’environnement.

Le texte prévoit une circonstance aggravante pour les vols au sein d’exploitations agricoles (carburant, matériel agricole…). Un amendement adopté en commission a élargi cette circonstance aggravante aux dégradations. Un autre article entend lutter contre les recours abusifs visant des projets agricoles, en permettant au porteur du projet attaqué de réclamer des dommages et intérêts. Une « procédure-bâillon » des ONG, selon le groupe écologiste.

Plusieurs articles veulent renforcer le poids des organisations de producteurs face aux industriels. La durée des négociations est limitée, et l’accent a été mis sur la prise en compte des indicateurs de coût de production fixés au sein des interprofessions pour établir les prix. Des amendements ont été adoptés en commission pour renforcer les sanctions et obligations de la grande distribution lorsqu’elle réduit ses commandes pour faire pression dans les négociations commerciales.

Un article étend par ailleurs l’expérimentation de « tunnels de prix » c’est-à-dire la définition d’un prix plancher et d’un plafond dans le cadre d’une négociation commerciale, testée par la filière viande bovine pour éviter de vendre à perte et demandée par les viticulteurs.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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