Après les voitures électriques et les pompes à chaleur, c’est l’heure de la “mobilisation générale” pour l’électrification de l’Hexagone. Le 26 mai, le président de la République a réuni à l’Élysée 200 acteurs économiques pour accélérer le chantier du tout électrique. “Cela tombe à point nommé”, estime en Allemagne la Süddeutsche Zeitung . “Ce rendez-vous était prévu depuis longtemps.” La flambée des prix du pétrole due au blocage du détroit d’Ormuz, moins ; la vague de chaleur et de pollution qui s’abattait sur la capitale française ce jour-là, pas plus.
“Le moment est opportun pour lancer ce chantier qui fait partie d’une plus large stratégie. Objectif : à moins d’un an avant la fin de son mandat, Emmanuel Macron fait monter la pression pour réduire la dépendance [de la France] aux importations de gaz et de pétrole”, écrit le quotidien bavarois. Les énergies fossiles représentent actuellement près de 60 % de la consommation en France. L’Élysée souhaite que d’ici à 2035 ce chiffre soit réduit à 30 %.
Paris n’est pas seul à se mobiliser sur le sujet. Open , en Italie, écrit : “La nouvelle crise énergétique déclenchée par la guerre en Iran place à nouveau l’Europe face à un dilemme : compenser la hausse des prix des énergies fossiles pour amortir le choc, ou accélérer la transition
