Le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal s'est exprimé à la fin du congrès des Jeunes agriculteurs (JA) à Bourg-en-Bresse dans l'Ain ce jeudi 4 juin lors d'un micro-tendu. Il est revenu sur ce qu'il envisage pour la suite de la campagne présidentielle d'ici 2027.
Il a notamment annoncé, selon nos journalistes sur place, qu'il allait proposer, via son numéro 2 Franck Riester, l’organisation d’une primaire début 2027 si aucun candidat du bloc central ne se détache à l'automne dans les sondages.
Car plusieurs candidats se sont déclarés pour l'élection 2027 dans le bloc central, notamment Édouard Philippe , son principal adversaire, pour le parti Horizons. Ce dernier avait annoncé sa candidature dès 2024.
La candidature de Bruno Retailleau interroge également, même si ce dernier représente Les Républicains, donc un parti hors du bloc central. "S’il y a un risque LFI/RN au second tour, on devra se rassembler", estime de fait le secrétaire général de Renaissance ce jeudi.
Gabriel Attal précise qu'il a pris "l’initiative d’un comité de liaison, qui doit se réunir la semaine prochaine". "On sera force de proposition", martèle Gabriel Attal. "Franck Riester, le numéro 2 de Renaissance, fera des propositions nouvelles pour arriver à ce rassemblement", poursuit-il.
Le patron de Renaissance veut donc "porter un projet d’espoir pour les Français" pour 2027 et réaffirme être "ouvert" à un "calendrier de primaire si on ne sait pas se rassembler."
Par ailleurs, il se dit également "prêt à débattre avec les candidats et les chefs de partis". Une pique lancée plus tôt par Marine Tondelier qui a "regretté" que Gabriel Attal et Bruno Retailleau aient "refusé un débat entre candidats" lors du congrès des Jeunes agriculteurs, à cause de la présence d'autres intervenants qui ne se sont pas déclarés candidats à la présidentielle de 2027.
Car ce sont Jean-Phillippe Tanguy pour le Rassemblement national et Aurélie Trouvé pour La France insoumise qui sont intervenus au congrès des JA ce jeudi. Leur présence n'a pas manqué de faire réagir Gabriel Attal, qui a noté l'absence des chefs de parti qui "n’ont pas voulu venir", citant justement Marine Le Pen et Jordan Bardella pour le RN ou encore Jean-Luc Mélenchon pour LFI.
