La députée du Calvados, Élisabeth Borne, le 26 mai 2026 à l'Assemblée nationale - Ludovic MARIN / AFP
Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau... Les candidats de la droite et du centre ne manquent pas à moins d'un an de l'élection présidentielle. Au grand dam d' Élisabeth Borne qui ne cesse d'afficher son inquiétude face à ces multiples ambitions, craignant que cet éparpillement ne profite au Rassemblement national ou à La France insoumise.
L'ancienne Première ministre, en vue ces dernières semaines avec la sortie d'un livre, le lancement d'un mouvement, ou encore son retrait de la direction de Renaissance, sonne à nouveau l'alerte ce lundi 1er juin sur RTL.
Deux jours après le premier meeting de campagne de Gabriel Attal , à Paris, elle voit dans cet événement "le symptôme de cette fragmentation de la classe politique entre les extrêmes avec beaucoup d’aventures personnelles".
Celles-ci "risquent de nous mener (...) à un deuxième tour entre LFI et le RN", souligne la députée du Calvados. Et de préciser: "moi je pense qu’il faut au contraire rassembler, de la gauche réformiste à la droite modérée."
Certes, un comité de liaison est en place entre les différentes chapelles du camp présidentiel pour préparer un rapprochement entre Gabriel Attal et Édouard Philippe, selon celui qui sera le mieux placé d'ici 2027.
"Mais pendant ce temps-là, l’essentiel de l’énergie, qui devrait être consacré à montrer aux Français que l’on entend leurs préoccupations (...) je crains qu'(elle) soit plutôt consacrée à faire baisser l’autre ou à passer devant (l'autre). Et cela met vraiment le pays en risque", insiste Élisabeth Borne.
Il faut dire qu'Édouard Philippe comme Gabriel Attal ne cessent de se lancer des piques par médias interposés, notamment via leur entourage respectif. Et cela d'autant plus depuis que le second s'est officiellement déclaré candidat vendredi 22 mai.
D'autres figures macronistes partagent l'inquiétude d'Élisabeth Borne, dont Gérald Darmanin et Yaël Braun-Pivet.
