Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, le 7 juillet 2024 - Emmanuel Dunand / AFP
"Il n'est pas envisageable de soutenir l'un ou l'autre". Secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel réaffirme ce lundi 1er juin son refus de choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, les deux personnalités de gauche les mieux placées dans les sondages en vue de l'élection présidentielle de 2027.
"C'est mon avis. Les communistes décideront souverainement et ils pourront voter sur ce choix-là", précise-t-il sur France 2, avant le congrès de sa formation politique, prévu début juillet. Fin mars, lors d'un conseil national, la direction communiste avait déjà tenu une ligne "ni Mélenchon, ni Glucksmann", comme le rapportait alors Libération .
Faute de choisir entre le leader de La France insoumise et celui de Place publique, les communistes pourraient à nouveau se lancer en solo derrière la candidature de Fabien Roussel.
L'actuel maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) tente de réaffirmer l'identité communiste dans le débat public depuis qu'il est devenu secrétaire national du PCF, en 2018. D'où son choix de mener une candidature lors de la présidentielle 2022, récoltant 2,28% des voix, alors que son parti avait soutenu Jean-Luc Mélenchon aux deux élections précédentes.
Pour l'heure, "ce qui nous préoccupe d’abord, c’est la situation de crise sociale que vivent les Français aujourd’hui", a néanmoins indiqué Fabien Roussel, en référence à la hausse du prix des carburants en France, depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.
Et de rappeler que les communistes demandent "les 5% d'augmentation de salaire" et de "bloquer les prix de l'essence".
