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electionsvia Sud Ouest··3 min de lecture

Présidentielle 2027 : « identifier les risques d’ingérences étrangères», Sébastien Lecornu annonce les priorités

Personnalités citées :Sébastien LecornuEmmanuel MacronNathalie LoiseauJean-Luc MélenchonManuel BompardJoshua ZarkaJean-Noël BarrotBenjamin Haddad
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Le contexte

À l'approche de l'élection présidentielle de 2027, la France s'inquiète des ingérences étrangères dans le processus électoral. Le gouvernement français, sous la direction de Sébastien Lecornu, cherche à établir des mesures pour protéger le débat démocratique face à ces menaces. Les précédentes élections ont déjà montré des signes d'ingérence, notamment lors des municipales.

Ce qu'il faut retenir

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni les partis politiques pour discuter des stratégies de lutte contre les ingérences étrangères aux élections. Il a souligné que ces ingérences pourraient s'intensifier à l'approche de la présidentielle de 2027. Des mesures législatives sont en préparation pour faire face à ces menaces, et des préoccupations ont été exprimées concernant des manipulations passées, notamment celles liées à des entreprises israéliennes. La classe politique française est mobilisée pour garantir la transparence et la sécurité des élections.

Ce que ça change

Cette initiative du gouvernement pourrait renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral en France. En identifiant et en luttant contre les ingérences, le gouvernement espère protéger le débat démocratique et prévenir des manipulations similaires à celles observées dans d'autres pays. Les discussions autour de la création d'une instance de surveillance de la campagne présidentielle pourraient également influencer la manière dont les élections sont menées en France.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunit les partis politiques pour définir une stratégie de lutte contre les manipulations électorales à l’approche de l’échéance de 2027

Désireux de « protéger le débat démocratique », Sébastien Lecornu a exposé ce jeudi 11 juin aux partis politiques et à la presse les moyens pour mieux lutter contre les ingérences étrangères aux élections , qui pourraient s’intensifier à l’approche de la présidentielle. « Pas un seul pays en Europe n’échappe » aux ingérences électorales depuis 2024, souligne l’eurodéputée Horizons Nathalie Loiseau, spécialiste de ces questions au Parlement européen.

Le risque d'ingérence « a été significatif sur les municipales, sans effet majeur », ce qui « laisse à entrevoir les perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle », et « l'ensemble de la classe politique » peut être concernée, a affirmé Sébastien Lecornu.

Désireux de « protéger le débat démocratique », l'initiative du Premier ministre vise à faire la transparence sur les ingérences passées, comme celle qui a visé, en provenance d'une entreprise israélienne des candidats de la France insoumise aux municipales, et à « identifier les risques » pour 2027 avec la présidentielle et potentiellement des législatives.

Le chef du gouvernement est attendu sur les outils prévus dans un projet de loi annoncé en avril par Emmanuel Macron. Ces mesures ont été présentées pour avis au Conseil d'État, selon une source proche du dossier. Le président de la République, lui-même victime d'ingérence dans sa campagne en 2017 avec la cyberattaque « Macron leaks », a notamment ciblé la Russie qui « achète massivement en période électorale des millions de faux comptes » sur les réseaux sociaux.

Ces craintes de manipulation du débat public sont aussi alimentées par la place grandissante tenue, dans les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, par l'ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT, Xenia Fedorova. Pour l'exécutif français, elle est une « propagandiste » relais de « la désinformation du Kremlin ». Des eurodéputés ont réclamé des sanctions, et des questions ont émergé sur le renouvellement de son titre de séjour en 2024, pour dix ans.

LFI avait alerté fin mai sur le « péril » des ingérences qui, les concernant, a pris la forme par exemple d'une fausse accusation de viol ou de faux visuels de campagne, et demandé au gouvernement d'agir. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.

En attendant de connaître le caractère étatique ou non de cette campagne de manipulation, la formation de Jean-Luc Mélenchon a demandé, dans un courrier à Sébastien Lecornu, la création d'une « instance de surveillance de la campagne » présidentielle qui informerait les candidats sur les ingérences. Elle réclame aussi « d'interdire » pendant la campagne les « messages politiques fondés sur le profilage de données personnelles ».

Le Premier ministre a assuré lors de la réunion qu'il avait « demandé des comptes, des explications aux autorités israéliennes », a rapporté après ce rendez-vous le coordinateur de LFI Manuel Bompard.

Plusieurs responsables politiques ont accusé d'ingérence l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka, pour avoir affirmé qu'il souhaitait que « n'importe qui plutôt que Jean-Luc Mélenchon » remporte la présidentielle de 2027. La frontière est ténue entre craintes d'ingérence, influence et affirmation de la liberté d'expression.

Car « exprimer un avis, ce n'est pas une ingérence », a rappelé dimanche le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot. Une ingérence, « c'est tenter de manipuler le débat public ou les processus électoraux ». « La France est une démocratie, elle ne va pas décider ce qu'on peut lire ou pas en ligne », reconnaît Nathalie Loiseau, mais « c'est important d'informer » et « chacun ensuite exerce son esprit critique ». Elle accuse néanmoins l'extrême droite, en se focalisant sur la liberté d'expression, d'être dans le « déni » sur le sujet.

À la présidentielle de 2024 en Moldavie, rappelle le ministre délégué à l'Europe Benjamin Haddad, « 10% des voix ont été achetées via Telegram avec notamment des virements en cryptomonnaie », « ça a coûté à la Russie l'équivalent d'une journée de guerre en Ukraine ». Les ingérences, c'est la « guerre du pauvre pour des pays qui veulent décider à notre place », prévient l'eurodéputée Horizons Nathalie Loiseau.

En France en 2024, année d'élections européennes et législatives, 25 tentatives d'ingérences numériques étrangères avaient été détectées par Viginum, mais elles n'avaient pas eu beaucoup de visibilité, donc peu d'effet sur le débat public.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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