Le patron des députés LR Laurent Wauquiez plaide pour l’organisation d’une primaire afin d’éviter une division fatale de la droite face au RN et à LFI
Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, partisan d’une primaire à droite, s’inquiète de la « tournure que prennent les sondages », assurant qu’aucun candidat n’a « plié le match » à droite et craignant que la « machine à perdre » ne soit enclenchée.
« Je suis très inquiet de la tournure que prennent les sondages », affirme le député de Haute-Loire, craignant que la désunion conduise la droite à être exclue du second tour par le RN et LFI de Jean-Luc Mélenchon. Les sondages « confirment à 300 % ce que je pense. C’est-à-dire qu’une machine à perdre est bien enclenchée », regrette Laurent Wauquiez qui reconnaît qu’Édouard Philippe devance ses deux rivaux, mais sans « plié le match ».
« Mon propos, c’est de dire, maintenant il faut qu’on arrête d’avoir plusieurs candidats et qu’on mette en place un système qui nous permette d’en avoir un seul », explique le patron des députés LR, qui craint que « si la primaire n’est pas enclenchée avant l’automne, ce sera cuit ». Il redoute que les campagnes menées séparément par les trois candidats ne finissent par affaiblir la droite, citant l’exemple de Gabriel Attal samedi dernier qui a promis de ne pas être « le candidat du sang et des larmes » pour se différencier du patron d’Horizons.
Avec son projet de primaire, allant du macroniste Gérald Darmanin à Sarah Knafo, du parti d’extrême droite Reconquête, le député tente de jouer les médiateurs entre les différents candidats pour qu’ils acceptent de se soumettre à cette compétition. « J’essaie de convaincre les uns et les autres qu’il ne faut pas qu’on aille trop loin dans l’affrontement, qu’il ne faut pas que ça dérape parce qu’on aura besoin les uns des autres », assure-t-il. C’est le message qu’il a transmis à Bruno Retailleau lors de leur rencontre mardi en début d’après-midi.
Réitérant que le patron de LR est le « candidat légitime » du parti, il refuse de lui demander de se retirer de la course. « Ce serait honnêtement pas respectueux », explique-t-il. Il ne se rendra pas pour autant au meeting du candidat LR, prévu le samedi 20 mai en région parisienne : « C’est une question de cohérence », argumente-t-il.
« Je ne veux pas alimenter la machine à perdre et donc je n’irai pas à des meetings ou à des événements de campagne de candidats qui sont contre d’autres candidats de droite », assure-t-il.
