L’ancien candidat à la présidentielle Yannick Jadot prône une candidature de rassemblement à gauche hors de La France insoumise et presse son parti de sortir de l’ambiguïté
Les Écologistes ne pourront pas « échapper » à une « clarification » de leur positionnement vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, a estimé dimanche l’ancien candidat à la présidentielle Yannick Jadot. Présent samedi au meeting de Raphaël Glucksmann, Yannick Jadot prône une candidature « de vote utile » à gauche, en dehors de La France insoumise (LFI).
Les militants Écologistes étaient invités ce week-end à voter sur une motion visant à exclure tout adhérent se présentant contre un candidat investi par le parti, ou soutenant un autre candidat que celui du parti. Les opposants à la secrétaire nationale Marine Tondelier l’accusent d’une tentative d'« épuration » visant notamment le sénateur de Paris.
« Le mouvement écologiste ne va pas pouvoir échapper à une clarification qu’il tente d’éviter depuis trop longtemps », a déclaré Yannick Jadot au Forum Radio J. « Depuis deux ans, il y a eu de l’ambiguïté vis-à-vis de Mélenchon. La direction des écologistes dit « il faut qu’il y ait une primaire qui intègre Jean-Luc Mélenchon ». C’est-à-dire qu’on accepte que s’il la gagne, il devient notre candidat, et donc on accepte son discours contre l’Europe, son soutien des dictateurs et des dictatures, son antisémitisme », a poursuivi l’ancien candidat écologiste.
« Cette primaire, elle ne fonctionnera pas. Donc ce que je dis à Marine Tondelier et à mes amis écologistes que je suis et je reste : il y a beaucoup de militantes et des militants qui ne se satisfont pas de l’impasse politique dans laquelle on est », a insisté Yannick Jadot.
Concernant la stratégie pour 2027, il a précisé : « Je veux qu’il y ait une belle candidature commune. Est-ce que ce sera Raphaël Glucksmann en septembre ? Il n’y a pas de doute sur sa détermination. Mais ce qu’il dit, c’est que comme l’enjeu c’est une candidature commune pour gagner, et bien laissons-nous jusqu’en septembre pour décider qui sera la meilleure ou le meilleur ».
Interrogé sur une éventuelle candidature de François Hollande, Yannick Jadot ne l’a pas exclue. Mais « pour l’instant, je n’ai pas entendu François Hollande porter radicalement cette transition écologique », a-t-il ajouté.
Contrairement aux présidentielles de 2017 et 2022, a-t-il jugé, « celle ou celui qui sera qualifié sera l’outsider de l’extrême droite. Donc il nous faut une candidature à gauche qui au premier tour rassemblera par le vote utile largement le camp de la gauche et au second tour pourra bénéficier du vote républicain des centristes ».
