Alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, doit annoncer ce jeudi 21 mai, des aides face à la hausse des prix du carburant, plus de 250 dépanneurs réalisent une opération escargot sur le boulevard parisien
Plus de 250 dépanneuses effectuaient jeudi matin une opération escargot sur le boulevard périphérique parisien, en direction du ministère de l’Économie et des Finances, afin de réclamer des aides face à la hausse des prix des carburants.
Entre 250 et 270 dépanneuses venues d’Île-de-France, des Hauts-de-France, de l’Est, de la Normandie ou encore de la Bourgogne sont arrivées vers 8 h 00 sur le périphérique, selon Luc Le Baron, président de l’association Fier d’être dépanneur, à l’origine de l’action.
La manifestation, prévue depuis plusieurs jours, intervient à quelques heures de l’annonce par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, de nouvelles aides ciblées pour atténuer les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Les véhicules, escortés par la police, sont en opération escargot sur les deux voies de droite : « On voulait manifester sans bloquer », selon Luc Le Baron.
Le site Sytadin a confirmé en milieu de matinée qu'« une manifestation (opération escargot) est en cours sur le Boulevard-Périphérique intérieur entre la Porte d’Auteuil et la Porte de Bercy ».
Vers 11 h 00, ils se trouvaient au niveau de la Porte de Montreuil, en direction de la Porte de Bercy pour finir devant le ministère de l’Économie et des Finances où ils espèrent être reçus pour porter leurs revendications. Ils souhaitent percevoir « les aides sur les carburants au même titre que les gros rouleurs, les pêcheurs, etc. », selon Luc Le Baron, qui affirme qu’il y a « pas mal d’entreprises en difficulté ».
À la tête d’un garage Peugeot et d’une entreprise de dépannage qui emploie sept salariés dans l’Essonne, il a eu un surplus de 2 500 euros en mars et avril sur le carburant, « sans avoir le chiffre d’affaires qui augmente en conséquence ».
Ces entrepreneurs souhaitent également remettre sur la table d’anciennes revendications pour lesquelles « rien n’a bougé », comme la revalorisation des tarifs de fourrière et d’assistance.
