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economievia Sud Ouest··3 min de lecture

Prix des carburants : pourquoi les tarifs à la pompe vont-ils rester élevés ? Faut-il craindre une nouvelle hausse d’ici l’été ?

Personnalités citées :Roland LescureSébastien Lecornu
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Le contexte

Le prix des carburants en France est influencé par des facteurs géopolitiques, notamment la situation au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d'Ormuz, qui est crucial pour l'approvisionnement en pétrole. Le gouvernement français a mis en place des aides pour atténuer l'impact de ces hausses sur les consommateurs.

Ce qu'il faut retenir

Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a déclaré que les prix des carburants allaient probablement rester élevés en raison de la situation géopolitique actuelle. Il a mentionné que le prix du gazole est actuellement d'environ 2,15 euros le litre. Sébastien Lecornu a également souligné que cette situation pourrait perdurer, affectant les Français. L'Agence internationale de l'énergie a averti d'un marché pétrolier en déficit pour plusieurs mois, ce qui pourrait entraîner de nouvelles hausses de prix.

Ce que ça change

Les prévisions de maintien des prix élevés des carburants pourraient avoir un impact significatif sur le pouvoir d'achat des Français, surtout avec l'arrivée de la période estivale. Les nouvelles aides gouvernementales annoncées visent à soutenir les consommateurs face à cette situation persistante.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Alors que de nouvelles aides carburant doivent être annoncées jeudi par le gouvernement, le ministre de l’Économie a indiqué mardi que le prix de l’essence va « sans doute rester élevé ». On vous explique pourquoi

« Si on rouvre le détroit d’Ormuz demain, il n’y aura pas d’arrivée des navires tout de suite », a affirmé mardi matin sur BFM le ministre de l’Économie Roland Lescure. Le prix de l’essence va donc « sans doute rester élevé ». Aujourd’hui « on est à peu près à 2,15 euros le litre » de gazole, il est « probable que cela reste élevé » mais « si le pétrole baisse je m’attends à ce que l’essence baisse à la pompe également », a-t-il prévenu, rappelant que de nouvelles aides carburant allaient être annoncées jeudi. Plus tard dans la journée, Sébastien Lecornu est allé dans le même sens en déclarant à l’Assemblée nationale : « Malheureusement cette géopolitique s’est installée dans le réservoir des Français. Et malheureusement, nous le voyons, sous une forme ou sous une autre, cela va durer. »

 Sébastien Lecornu sur la crise des carburants : "La situation va durer" pic.twitter.com/ekW8n9YTe8

Une situation qui s’explique du fait qu’Ormuz concentre près d’un cinquième du pétrole et du gaz mondial, forçant les pays à puiser dans leurs réserves à une vitesse « record » à mesure que la guerre au Moyen-Orient s’enlise. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a d’ailleurs alerté, à l’approche de l’été, sur le scénario d’un marché pétrolier « en déficit » pour des mois et de nouvelles flambées de prix.

« Plus de dix semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, les pertes croissantes d’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz épuisent les stocks mondiaux de pétrole à un rythme record », soulignait l’AIE mercredi dernier dans son rapport mensuel sur les marchés pétroliers. L’agence de l’énergie de l’OCDE juge « probable » de voir les prix fluctuer « à l’approche de la période de pointe » estivale des vacances. Les stocks mondiaux observés ont en effet fondu de 250 millions de barils sur mars et avril, soit un rythme de 4 millions de barils par jour.

En partant du scénario optimiste d’une reprise progressive des flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz à partir de juin, « la demande pourrait renouer avec la croissance vers la fin de l’année, mais l’offre devrait se redresser plus lentement », estime l’AIE. En conséquence, le marché pétrolier restera « en déficit jusqu’au dernier trimestre de l’année » et les prix du carburant ne baisseront pas beaucoup jusque-là. Selon l’analyse de l’agence, la demande mondiale de pétrole pourrait dépasser l’offre pour un impact cumulatif depuis fin février de 900 millions de barils jusqu’en septembre.

L’écart sera comblé pour environ moins de la moitié grâce à la libération progressive de 426 millions de barils issus des stocks stratégiques des 32 pays membres de l’AIE, une décision annoncée en mars, et sans précédent. Mais une fois que les pays auront puisé dans ces stocks, « il restera un déficit de 500 millions de barils à résorber par les stocks de l’industrie, des réductions de la demande, une augmentation de l’offre – ou une combinaison de ces facteurs », a expliqué Toril Bosani, cheffe de la division industrie et marchés pétroliers à l’AIE.

En clair, même en cas de réouverture prochaine du détroit d’Ormuz, les prix du carburant pourraient rester élevés pendant un long moment.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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