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parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Protoxyde d’azote : le Sénat vote à nouveau pour l’interdiction de la vente aux particuliers

Personnalités citées :Laurent NuñezMarion Canalès
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Le contexte

Le protoxyde d'azote est utilisé pour ses effets euphorisants, mais son usage détourné suscite des inquiétudes croissantes parmi les pouvoirs publics, notamment en raison de son impact sur la sécurité routière. Le Sénat a déjà voté pour son interdiction dans le cadre d'un projet de loi visant à améliorer la sécurité quotidienne.

Ce qu'il faut retenir

Le Sénat a voté pour une interdiction générale de la vente de protoxyde d'azote aux particuliers. Conduire sous l'emprise de ce gaz sera passible de 3 ans de prison et 9 000 euros d'amende. Le projet de loi prévoit également la création d'un nouveau délit d'inhalation, puni d'un an d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende. Le ministre de l'Intérieur a exprimé des réserves sur cette interdiction, craignant des incompatibilités avec le droit européen.

Ce que ça change

Cette décision du Sénat pourrait avoir un impact significatif sur la consommation de protoxyde d'azote en France, en particulier parmi les jeunes. Elle reflète une volonté politique de lutter contre les comportements à risque liés à ce gaz, tout en soulevant des questions sur la compatibilité avec la législation européenne.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Pour la deuxième fois, le Sénat vote pour une interdiction générale de la vente aux particuliers du protoxyde d’azote, un gaz inhalé pour ses effets euphorisants. Conduire sous l’emprise de ce gaz sera passible de 3 ans de prison et de 9 000 euros d’amende, si ce texte aboutit

Le Sénat a voté mardi, pour la deuxième fois en quelques mois, l’interdiction de la vente aux particuliers du protoxyde d’azote, « fléau » dont l’usage détourné inquiète de plus en plus les pouvoirs publics. Dans le cadre de l’examen du projet de loi Ripost, qui s’attaque à différents troubles à la sécurité du quotidien, les sénateurs ont débattu de la meilleure manière de lutter contre le fameux « gaz hilarant », inhalé pour ses effets euphorisants et pointé du doigt notamment dans la hausse de la mortalité routière ces dernières années.

Le projet du gouvernement prévoyait initialement un encadrement horaire de la vente de ce produit au détail et une aggravation des peines encourues en cas de vente illégale, pouvant même aboutir à la fermeture administrative de l’établissement. Les sénateurs ont globalement soutenu cette ambition, mais ils ont souhaité aller plus loin en se prononçant pour une interdiction générale de la détention et de la vente du protoxyde d’azote.

Une dérogation serait néanmoins possible pour certaines catégories de professionnels définies par décret. « Ce produit n’est pas un produit banal […] c’est un fléau sanitaire avec une jeunesse de plus en plus marquée par son usage. On ne peut pas reculer », a plaidé la sénatrice socialiste Marion Canalès pour défendre cet élargissement.

La sénatrice avait déjà fait adopter en février cette mesure dans une proposition de loi transpartisane. L’Assemblée nationale a aussi opté pour cette interdiction générale dans un texte concurrent début 2025. Mais ce projet de loi Ripost semble être le véhicule législatif le plus à même d’aboutir au Parlement dans un agenda chargé.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a émis certaines réserves à une telle interdiction, large, craignant une incompatibilité avec le droit européen. « L’équation est en train de changer », a-t-il néanmoins reconnu, alors que Bruxelles a fait part de son intention d’interdire la vente de bonbonnes de ce gaz à partir de février 2027.

Il a promis d’expertiser plus précisément la mesure d’ici à la fin de l’examen du projet de loi au Parlement. Conduire sous l’emprise de ce gaz sera aussi passible de 3 ans de prison et 9 000 euros d’amende, selon le texte voté au Sénat. Les sénateurs ont par ailleurs validé la création d’un nouveau « délit d’inhalation » puni d’un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende, malgré certaines réticences à gauche, où les écologistes ont regretté une mesure qui « se trompe de combat » en ciblant les consommateurs. Les poursuites judiciaires pourraient toutefois être évitées via le paiement d’une amende forfaitaire délictuelle (AFD), à hauteur de 200 euros.

L’abandon sur la voie publique des bonbonnes d’aluminium pourra lui aussi être sanctionné d’une amende de 1 500 euros.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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