Si Île-de-France Mobilités (IDFM) s’est félicitée mercredi des améliorations de régularité sur certaines lignes de transports, comme le métro 8, d’autres peinent à se redresser, notamment du côté des RER C et D.
« On est sur un très haut niveau de performance. » L’humeur de Valérie Pécresse était au beau fixe ce mercredi 20 mai, à l’occasion de la conférence de presse annuelle qui vise à évaluer la ponctualité et la qualité de service des réseaux franciliens. Entourée des présidents de la RATP ( Xavier Piechaczyk ) et de la SNCF ( Jean Castex ), la présidente d’Île-de-France Mobilités (IDFM) a en effet dressé un bilan globalement positif de l’année 2025 : la régularité des transports ferroviaires franciliens s’est légèrement améliorée.
Du côté de la RATP , qui gère les métros parisiens ainsi que les RER A et B, « la performance aux heures de pointe atteint globalement ses objectifs » , détaille l’opérateur. Selon les derniers chiffres de mars 2026, le métro affiche ainsi une ponctualité moyenne de 96,5 % (+ 0,5 %), soit un niveau « d’avant Covid » . Et 12 lignes enregistrent même de « très bon résultats » , pendant que les métros 12 et 13 peinent à se redresser. Depuis le début de l’année, ces derniers affichent respectivement un taux de performance en heure de pointe de 89,13 % et 86,44 %. « J’ai demandé à la RATP d’intensifier ses efforts sur le court terme pour ces deux voies » , souligne Valérie Pécresse , avant de noter une progression majeure pour le métro 8 (+ 4 points), considéré comme « fragile » en 2024.
Pour les RER et Transilien, là aussi, la ponctualité globale est en légère hausse pour atteindre un taux de 91,3 % (+ 0,3 %). Si la majorité des lignes ont une régularité à 90 % ou plus, deux sont toutefois considérées comme « fragiles » : le RER E et la ligne J. « Le RER E retrouve un niveau satisfaisant en fin d’année, passant de 88 % au premier trimestre à 91 % au dernier, après les difficultés liées au prolongement à Nanterre et au déverminage des RER NG » , assure IDFM, pointant également une situation « inhabituelle » pour la J où un aiguillage défectueux a causé de lourds dommages sur les essieux des matériels roulants.
Mais le pire reste du côté des RER C et D, « en difficulté » , comme l’année précédente. Respectivement, les taux de ponctualité s’affichent à 88,6 % et 85,9 %, contre 94,3 % pour le RER A. Pour améliorer le quotidien des usagers empruntant le C et le D, IDFM a demandé à la SNCF d’accélérer ses efforts en prenant « des mesures immédiates (fiabilisation du matériel, livraison accélérée du centre de maintenance Villeneuve Demain…) » . En parallèle, d’importants travaux sont engagés pour améliorer la fiabilité de ces trains.
« En 10 ans, on est passé de 200 à 800 millions d’euros de travaux par an, et SNCF Réseau nous demande de passer à un milliard : je comprends la lassitude des Franciliens » concernant les perturbations induites par ces chantiers, a ajouté Valérie Pécresse. « Ça ne va pas s’arranger avec le temps, mais ces chantiers sont d’une nécessité absolue » , reconnaît de son côté Jean Castex. Les usagers des RER C et D devront donc s’armer de patience, notamment les voyageurs dépendant de la branche sud de la ligne C (Dourdan et Saint-Martin-d’Etampes) qui accueillera la nouvelle ligne Y en 2032.
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