Aller au contenu principal
Toute l'actualité
internationalvia Sud Ouest··2 min de lecture

Rénovation des lignes ferroviaires : pourquoi la Région Nouvelle-Aquitaine voit rouge

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Renaud LagraveAlain Rousset
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

La question de l'entretien et du financement des infrastructures ferroviaires en France est un sujet récurrent. Les régions, en particulier la Nouvelle-Aquitaine, se retrouvent souvent en désaccord avec l'État sur la gestion des petites lignes. La situation est aggravée par un manque d'investissement de l'État dans le réseau ferroviaire.

Ce qu'il faut retenir

La Région Nouvelle-Aquitaine critique l'État pour sa gestion des petites lignes ferroviaires, affirmant que des millions d'usagers sont sacrifiés. La région a investi 450 millions d'euros en dix ans pour l'entretien des infrastructures. L'État prévoit une augmentation des investissements pour le réseau ferroviaire, mais la région estime que cela reste insuffisant pour ses besoins.

Ce que ça change

Cette situation met en lumière les tensions entre l'État et les régions concernant le financement des infrastructures. La Nouvelle-Aquitaine appelle à un engagement financier accru de l'État pour garantir le bon fonctionnement de son réseau ferroviaire, ce qui pourrait influencer les décisions politiques futures sur le transport et l'aménagement du territoire.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

La Région Nouvelle-Aquitaine vient de se lancer dans un nouveau bras de fer avec SNCF Réseau au sujet de la rénovation des infrastructures

« Derrière les discours de l’État, la réalité est brutale. On sacrifie les petites lignes et avec elles des millions d’usagers du quotidien », cingle Renaud Lagrave, vice-président de la Région en charge des transports. La collectivité, une fois encore, relance un bras de fer avec SNCF Réseau sur le thème de l’entretien du réseau et sa question subsidiaire : qui paie quoi.

Son mode de financement est un splendide embrouillamini. Il s’agit d’une compétence d’État, un État coupable d’avoir négligé l’entretien des voies de chemin de fer, et plus particulièrement les « petites » dessertes. La France trône sur le podium des États européens ayant le moins investi dans son réseau ferroviaire. Pourtant, le train, transport décarboné, est un puissant allié de la transition écologique, en plus d’aménager le territoire. Pour ne rien arranger, l’argent public devient une denrée rare.

Pour maintenir le service, certaines régions se sont saisies du sujet en finançant l’entretien hors compétences. La Nouvelle-Aquitaine a déboursé 450 millions d’euros en dix ans pour la remise à niveau des infrastructures ferroviaires. Ce qui place les Régions, autorités organisatrices des transports, face à la quadrature du cercle : « Peut-être n’aurais-je pas dû m’engager hors compétences, mais les trains n’auraient pas pu rouler », résume Alain Rousset, président de la Région.

En ce début de semaine, la collectivité devait donner son avis sur le projet de contrat de performance entre l’État et SNCF Réseau portant sur la période 2024-2034. L’État annonce une hausse de 50 % des investissements pour la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire par rapport au contrat précédent. Et un objectif : atteindre 4,5 milliards d’euros par an à partir de 2028 (soit 1,5 milliard d’euros supplémentaires par an). Un effort substantiel, mais, vu de la Région, le compte n’y est pas. Pour remettre à niveau le réseau néo-aquitain, il faudrait 2 milliards d’euros. Les élus régionaux ont exprimé un avis défavorable. La grande région abrite 3 160 km de lignes de train, soit 13 % du réseau national, et 67 % des haltes assurent des dessertes fines du territoire. Moyenne d’âge des voies : 35 ans – et certaines ont dépassé les 100 ans…

« L’État assume de concentrer les moyens sur quelques grandes lignes et laisse le reste du territoire se débrouiller », déplore Renaud Lagrave. Concrètement, pour financer les petites lignes non prises en compte par la convention, il en coûterait 120 millions d’euros par an à la Nouvelle-Aquitaine. Une somme « insoutenable » compte tenu des contraintes financières, puisque, en même temps, pour faire rouler ses TER, la Région paie des droits de péage à SNCF Réseau qui ont bondi de 77 % entre 2019 et 2026. La Région a par ailleurs vu ses dotations d’État baisser de 300 millions en deux ans. Elle appelle à une remise à plat du financement du réseau ferroviaire, demandant un engagement financier accru de l’État et une prise en compte de toutes les lignes, y compris les plus petites.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.