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justicevia BFM TV··2 min de lecture

"Rien de nouveau": Christophe Béchu assure que l'enquête pour détournement de fonds publics visant Édouard Philippe "n'affecte pas sa sérénité"

Personnalités citées :Christophe BéchuÉdouard Philippe
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Le contexte

Édouard Philippe, ancien Premier ministre et maire du Havre, fait l'objet d'une enquête pour détournement de fonds publics et autres malversations. Cette enquête a été ouverte suite à une plainte déposée par une lanceuse d'alerte, soulevant des soupçons de favoritisme et de prise illégale d'intérêt. Christophe Béchu, directeur de sa campagne présidentielle, défend Philippe en minimisant l'impact de l'enquête.

Ce qu'il faut retenir

Christophe Béchu a défendu Édouard Philippe face à l'ouverture d'une enquête pour détournement de fonds publics. Il a affirmé que cette enquête ne change rien à la sérénité de Philippe. Béchu a également dénoncé une judiciarisation de la vie politique, suggérant que des plaignants pourraient utiliser des moments politiques pour faire entendre leurs plaintes. Philippe conteste les accusations et se prépare à répondre aux questions de la justice et des médias.

Ce que ça change

Cette affaire pourrait avoir des implications sur la campagne présidentielle d'Édouard Philippe, prévue dans moins d'un an. La perception de la judiciarisation de la politique pourrait influencer l'opinion publique et le soutien des électeurs envers Philippe et son parti, Horizons.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Christophe Béchu et Édouard Philippe le 26 janvier 2025 à Bordeaux - PHILIPPE LOPEZ / AFP

Directeur de la campagne d'Édouard Philippe pour la prochaine élection présidentielle, Christophe Béchu, également maire Horizons d'Angers, s'est attaché à défendre son champion ce mercredi 20 mai, au lendemain de l'annonce de l'ouverture d'une enquête , menée par une juge d'instruction, pour des faits présumés de détournement de fonds publics , favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion (malversation d'un fonctionnaire) au Havre, ville dont ce dernier est maire.

Invité par Public Sénat, Christophe Béchu, s'est rangé derrière un mantra: "Il n'y a rien de nouveau".

"L’ouverture de l’enquête est consécutive au fait de vous constituer partie civile. Il y a eu un nouvel acte de procédure par la plaignante, déplorant manifestement sans doute que la justice n’ait rien trouvé", a tenté de minimiser le secrétaire général du parti philippiste, Horizons. "En posant un nouvel acte disant 'je me constitue partie civile', la justice a l’obligation d’ouvrir une nouvelle phase judiciaire, c’est juste ce qui s’est passé."

Alors que la prochaine élection présidentielle se tiendra dans moins d'un an, Christophe Béchu a ensuite déploré "une forme de judiciarisation de la vie politique", précisant:

"Je constate encore une fois que dans cette affaire, mais comme dans beaucoup d’affaires qui peuvent viser les politiques, (qu')il peut y avoir aussi des plaignants qui jouent avec un calendrier électoral ou politique et qui font en sorte d’utiliser des moments politiques pour avoir des caisses de résonnance sur les plaintes qu’ils déposent."

Pour autant, cette affaire "n’affecte pas la sérénité d’Édouard Philippe", a assuré Christophe Béchu. L'ancien Premier ministre "aura l’occasion (...) de répondre aux questions qui lui seront posées, qu’elles soient posées dans le cadre de la justice ou qu’elles soient posées dans le cadre des médias, dans lesquels il aura dans les prochains jours l’occasion de s’exprimer."

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé les faits présumés concernant Édouard Philippe en septembre 2023 auprès du PNF qui avait ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis, elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile. Les faits sont contestés depuis le début par Édouard Philippe.

Étaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine du Havre Seine Métropole.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre signée en juillet 2020, notamment par Édouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", avait considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023.

"C'est le maire et son adjointe qui", en tant que présidente de l'association, allaient "avoir la main sur des sommes considérables" pour "des activités qui peuvent concerner ses fonctions à la ville", soulignait-elle.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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