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parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Ruptures conventionnelles : le Sénat valide à nouveau l’accord des partenaires sociaux, dénoncé par la gauche

Personnalités citées :Jean-Pierre Farandou
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Le contexte

Le Sénat a récemment approuvé un texte concernant les ruptures conventionnelles, qui a déjà été rejeté par l'Assemblée nationale. Ce texte est le résultat d'un accord entre plusieurs organisations patronales et syndicales, mais il suscite une forte opposition de la part de la gauche.

Ce qu'il faut retenir

Le Sénat a validé pour la deuxième fois un accord sur la réduction de la durée d'indemnisation chômage en cas de rupture conventionnelle. La durée d'indemnisation passerait de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans. Ce texte a été rejeté par l'Assemblée nationale en raison d'une mobilisation insuffisante des députés du gouvernement. Le vote au Sénat a été largement en faveur de l'accord, avec 243 voix pour et 34 contre.

Ce que ça change

Cette réforme pourrait entraîner des économies significatives pour l'État, tout en soulevant des inquiétudes parmi les opposants qui estiment qu'elle pénalise les chômeurs. Le vote à venir à l'Assemblée nationale sera crucial pour l'avenir de cette réforme.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Pour la deuxième fois, le Sénat approuve le texte conclu entre les partenaires sociaux. Un texte qui est largement dénoncé par la gauche puisque la durée d’indemnisation de l’assurance chômage en cas de rupture conventionnelle serait réduite

Le Sénat a approuvé lundi, pour la deuxième fois, la transposition dans la loi d’un accord conclu entre partenaires sociaux pour réduire la durée d’indemnisation de l’assurance chômage en cas de rupture conventionnelle, un texte rejeté à l’Assemblée nationale faute de mobilisation des troupes gouvernementales.

Dénoncé par la gauche, l’accord conclu en février entre trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et trois organisations syndicales (CFDT, CFTC et FO) prévoit notamment de ramener de 18 à 15 mois la durée maximale d’indemnisation pour les allocataires âgés de moins de 55 ans, après une fin de contrat de travail à l’amiable. Cette durée serait fixée à 20,5 mois pour les plus de 55 ans.

Cet accord, que la CGT et la CFE-CGC n’ont pas signé, nécessite une accroche législative. Mais l’exécutif a essuyé un petit revers au Parlement sur ce point : ce texte, en théorie soutenu majoritairement dans les deux chambres, a été rejeté en première lecture par les députés mi-avril. En cause, une mobilisation défaillante des troupes gouvernementales, dépassées en nombre ce soir-là par celles de la gauche, La France insoumise en tête. Un contretemps qui fait tache, obligeant le gouvernement à demander une deuxième lecture pour faire aboutir cette réforme au Parlement.

Dominé par une alliance droite-centristes, le Sénat a donc, sans surprise, répété son vote favorable (243 voix contre 34), non sans s’agacer face à ce léger couac parlementaire, reprochant au gouvernement de ne pas avoir suffisamment mobilisé ses troupes à l’Assemblée nationale.

Les députés devront à leur tour s’exprimer pour la deuxième fois, le mardi 26 mai. Juste après la traditionnelle séance de Questions au gouvernement, où l’affluence parlementaire est grande, la présence des soutiens du texte devrait être suffisante, cette fois-ci, pour permettre son adoption. Jean-Pierre Farandou a invité lundi les députés « à respecter l’équilibre trouvé par les partenaires sociaux », après le vote du Sénat. « Ce texte va générer près d’un milliard d’euros d’économies par an, et favoriser environ 15 000 retours à l’emploi chaque année », a-t-il calculé.

La gauche au Sénat s’est partagée entre votes contre (écologistes, communistes) et abstentions (socialistes), regrettant une offensive visant particulièrement les chômeurs. La réforme « pénalise les salariés sans imposer aucune contrainte nouvelle aux employeurs », a regretté l’écologiste Raymonde Poncet Monge.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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