Lors d'une conférence de presse de clôture mercredi, au dernier jour du sommet du G7 organisé en France, Emmanuel Macron a notamment évoqué une "remobilisation" du Groupe des sept "extrêmement importante" pour accroître la pression sur la Russie. Il a également appelé à "mieux réguler" l'intelligence artificielle et assuré "avoir toujours eu" confiance dans le président américain Donald Trump.
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Au terme du sommet du G7 organisé à Évian, marqué par les discussions sur la guerre en Ukraine, la situation au Moyen-Orient et la régulation de l'intelligence artificielle , Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse de clôture mercredi 17 juin.
Se félicitant d'un "succès" et d'un "moment d'unité" après des mois de "désaccords", le président français est revenu sur les principales décisions et engagements pris par les dirigeants des grandes puissances réunis sur les bords du lac Léman.
"Ce G7 est objectivement un succès (...), il a été un moment d'unité, de discussions de qualité et de vraie coopération entre les dirigeants qui se retrouvaient ici", a déclaré le chef de l'État, soulignant que le sommet avait "permis de nous coordonner de manière très étroite pour répondre aux crises et de travailler aux grands défis de notre temps".
Parmi les crises et défis évoqués, la guerre en Ukraine, la coopération avec les États-Unis – dont il a invité le président, Donald Trump, à dîner à Versailles, mercredi –, mais aussi la régulation de l'intelligence artificielle.
Emmanuel Macron a notamment évoqué une "remobilisation" du G7 pour faire pression sur Moscou. "Nous nous sommes engagés à accroître les pressions, y compris par un renforcement de nos sanctions, et cette remobilisation du G7 (...) est extrêmement importante", a-t-il déclaré.
Sur l'Ukraine, "c'est la première fois que nous avons une telle convergence en G7. Et c'est la première fois que nous portons des conclusions aussi claires", a-t-il estimé. Les pays du G7 ont "acté" qu'il n'y avait "pas de volonté sérieuse de la Russie" de faire la paix, a-t-il plus tard ajouté.
Emmanuel Macron s'est félicité que les discussions, "extrêmement franches", "extrêmement utiles et fructueuses", sous présidence française, avaient "permis de resynchroniser notre lecture de la situation".
Il s'est dit en outre "très heureux" des échanges qui ont eu lieu à Évian en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky, que "tout le monde a écouté (...) avec beaucoup de respect".
Emmanuel Macron a assuré avoir "toujours eu confiance" en Donald Trump, qui a opéré un revirement inattendu en faveur de l'Ukraine durant le sommet.
Le milliardaire républicain, qui affirme volontiers être proche du président russe Vladimir Poutine, a notamment accepté un échange prolongé et improvisé avec les présidents français et ukrainien. Et il a évoqué la remise en place de sanctions sur le pétrole russe.
"Je lui ai toujours dit les choses. Quand nous avons des désaccords, nous les assumons. Mais quand il s'est engagé vis-à-vis de nous, il a toujours fait ce à quoi il s'engageait", a dit le président français.
Mettant en garde contre le risque d'une "non-coopération entre démocraties", Emmanuel Macron a par ailleurs appelé à "mieux réguler" l'intelligence artificielle.
"On doit réussir à mieux les réguler (les modèles d'intelligence artificielle les plus avancés, NDLR) pour éviter qu'ils ne tombent dans les mains de régimes autoritaires ou de gens qui pourraient menacer notre cybersécurité ou nos sociétés", a-t-il dit.
