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ENTRETIEN - Le vice-président RN du Palais Bourbon détaille ses pistes pour réformer la Chambre basse, alors que la pratique parlementaire des macronistes « a affaibli l’institution », selon lui.
LE FIGARO. - Après la majorité relative née des législatives de 2022, la dissolution de 2024 a mis fin à toute forme de majorité. Une crise institutionnelle touche-t-elle l’Assemblée nationale ?
SÉBASTIEN CHENU. - Oui, notre pays est frappé d’une crise institutionnelle. Elle a des effets évidemment délétères multiples : économiques, sociaux, etc. La dissolution a davantage encore amplifié cette crise. À cela, il faut ajouter un mode de gouvernance présidentielle qui était, non pas “sans” le peuple, mais “contre” le peuple : absence de référendum, les grands débats enterrés, l’utilisation à mauvais escient du 49.3… Tout cela a donné le sentiment aux Français que le Parlement était délégitimé et qu’il y avait même une volonté de le contourner.
Il y a des réponses à apporter pour que la démocratie soit plus directe, plus rapide, plus efficace. Il faut renforcer le rôle du Parlement. Surtout, il faut redonner du pouvoir à l’Assemblée nationale. Pas au détriment de qui que ce soit…
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