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socialvia Sud Ouest··3 min de lecture

SNCF : quatre syndicats appellent à une grève unitaire, exceptionnelle, mercredi, premier bras de fer social de Jean Castex

Personnalités citées :Jean CastexJean-Pierre FarandouThierry NierFabrice CharrièreFabien Villedieu
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Le contexte

La SNCF, entreprise publique française, est confrontée à des tensions sociales croissantes. Les syndicats dénoncent des conditions de travail dégradées et réclament des hausses de salaires face à l'inflation. Jean Castex, arrivé à la présidence de la SNCF en novembre 2025, a promis un groupe unifié, mais les syndicats estiment que les réorganisations en cours nuisent au bien-être des employés.

Ce qu'il faut retenir

Quatre syndicats de la SNCF appellent à une grève de 24 heures pour dénoncer les conditions de travail et demander des hausses de salaires. Ils critiquent la mise en œuvre de la concurrence sur les rails, qui selon eux, engendre des dysfonctionnements. Les syndicats soulignent une augmentation des suicides parmi les employés, attribuée à un malaise général au sein de l'entreprise. La direction de la SNCF affirme mener un dialogue social constructif et a enregistré un bénéfice net de 1,8 milliard d'euros en 2025.

Ce que ça change

Cette grève pourrait marquer un tournant dans les relations entre la direction de la SNCF et les syndicats, mettant en lumière les tensions autour des conditions de travail et des réorganisations. Les revendications des syndicats pourraient influencer les futures négociations sur les salaires et les conditions de travail, ainsi que la perception du public sur la gestion de la SNCF.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à une grève de 24 heures ce mercredi pour dénoncer les conditions de travail et réclamer des hausses de salaires

Une grève unitaire à la SNCF, ce n’était plus arrivé depuis fin 2024. Mercredi, le trafic ferroviaire devrait être ralenti dans tout le pays par l’appel des quatre syndicats représentatifs de l’entreprise publique, premier bras de fer social de l’ère Jean Castex.

La mise en œuvre de la concurrence sur les rails français « dysfonctionne », dénoncent la CGT Cheminots, l’Unsa Ferroviaire, Sud Rail et la CFDT Cheminots dans leur appel commun à une grève de 24 heures le 10 juin. Outre un moratoire sur les réorganisations et filialisations en cours au sein du groupe, génératrices « d’urgences sanitaires et sociales » chez les cheminots, les syndicats demandent de nouvelles hausses de salaires. Ils estiment que celles obtenues pour 2026 sont loin de compenser l’inflation en cours depuis l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février. Les prévisions de trafic seront publiées d’ici mercredi par SNCF Voyageurs.

Si les syndicats ne font pas de prévisions sur l’importance de la mobilisation, échaudés par l’échec relatif de précédentes initiatives, ils semblent relativement confiants, du fait notamment que le mouvement est unitaire et « carré » (24 heures non renouvelables). « D’abord, nous demandons que les cheminots du groupe public unifié (GPU) et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits », souligne le secrétaire général de la CGT Cheminots Thierry Nier, premier syndicat de la SNCF. « À son arrivée en novembre 2025, Jean Castex a dit devant l’Assemblée et devant le Sénat qu’il serait le président d’un groupe unifié, du coup nous lui disons « chiche » », ajoute-t-il.

Alors que l’ancien PDG Jean-Pierre Farandou, devenu depuis ministre du Travail, avait quitté l’entreprise fin 2025 dans un climat social relativement apaisé, les syndicats font valoir que le début 2026 a été marqué par treize suicides de salariés, du jamais vu de mémoire de cheminots. « Nous savons que ces actes ne sont bien sûr pas dus à une seule et unique cause, et nous n’avons pas vocation à utiliser la détresse de nos collègues et de leur famille pour porter nos revendications », commente Fabrice Charrière, de l’Unsa Ferroviaire. « Mais on constate un mal-être en ce qui concerne le sens du travail, un malaise global, notamment dans l’encadrement : les réorganisations broient certains de nos collègues », ajoute-t-il.

Afin de s’adapter aux appels d’offres lancés par les régions pour trouver de nouveaux exploitants sur leurs réseaux de trains régionaux, la SNCF crée en effet une myriade de sociétés locales. Une partie des agents y sont transférés avec la promesse de conserver leurs avantages sociaux pendant 15 mois, un « sac à dos social » négocié pour l’ensemble de la branche ferroviaire. Mais ce sac à dos social n’est qu'« un sac à main social » au mieux, souligne Fabien Villedieu de Sud Rail : « les accords tombent au bout de 15 mois ». Un salarié de Poitou-Charente finira par avoir des conditions très différentes d’un autre dans le sud, selon lui. Les filiales « sont mises en œuvre pour comprimer les coûts et donc remporter les appels d’offres ». « Les cheminots sont pressés comme des citrons », souffle-t-il, en soulignant que les accidents du travail ont augmenté de 20 % l’an passé.

Côté direction, la SNCF fait valoir qu’elle mène un « dialogue social constructif et très nourri depuis plusieurs mois » et qu’elle n’a « jamais signé autant d’accords avec les syndicats ». La SNCF a enregistré un bénéfice net de 1,8 milliard d’euros en 2025, face à Deutsche Bahn qui a enregistré des pertes de plus de 2 milliards l’an passé, alors que Trenitalia et Renfe enregistraient de petits bénéfices. Face aux revendications de partage de la valeur, la SNCF fait valoir qu’elle a déjà garanti une prime de 1 450 euros pour tous les cheminots de l’entreprise, et qu’aucun des 150 000 salariés du groupe n’est embauché ou payé à moins du Smic + 10 %.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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