L’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin lors d’une conférence sur la politique nationale à la Sorbonne, à Paris, le 27 mars 2026. JULIEN DE ROSA/AFP
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[Cet article a été initialement publié le 5 mai puis mis à jour le 20 mai avec l’ajout de l’ouverture d’une enquête par le Parquet national financier]
Après les costumes de luxe offerts à François Fillon , les statuettes de Napoléon offertes à Dominique de Villepin , alors qu’il était ministre des Affaires étrangères (2002-2004). Derrière ces cadeaux généreux, un même intermédiaire, le lobbyiste Robert Bourgi, figure de la « Françafrique ».
Cet homme d’influence a révélé auprès de l’émission « Complément d’enquête » , diffusée le jeudi 30 avril, avoir fait parvenir à Dominique de Villepin deux statuettes d’une valeur supérieure à 100 000 euros : l’une payée par l’ancien président du Burkina Faso, et l’autre par un industriel italien très implanté en Afrique. De quoi réactiver les souvenirs de l’ingérence française dans les affaires politiques des pays anciennement colonisés par la France, et mettre dans l’embarras le gaulliste revendiqué, candidat pressenti à la présidentielle 2027.
Ce mercredi 20 mai, le procureur de la République financier, Pascal Prache, a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire à ce sujet par le parquet national financier (PNF).
Une statuette de l’empereur Napoléon Bonaparte à 75 000 euros et une autre à 50 000 euros. Factures à l’appui, l’émission « Complément d’enquête » a révélé fin avril que Dominique de Villepin avait reçu ces deux objets en cadeau, dans le cadre des réseaux politico-financiers établis entre la France et l’Afrique, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères sous Jacques Chirac.
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