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culturevia BFM TV··3 min de lecture

Un "antiracisme estampillé années 90": François Ruffin se défend face aux critiques sur sa BD "Picardie Splendor"

Personnalités citées :François RuffinJean-Luc MélenchonEmma FourreauAly DiouaraAndy KerbratMarine Tondelier
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Le contexte

François Ruffin est un député et candidat à la présidentielle qui a récemment publié une bande dessinée intitulée 'Picardie Splendor'. Cette œuvre a suscité des critiques, notamment de la part de membres de son ancien mouvement, La France insoumise, en raison de son contenu jugé raciste par certains. Le débat sur le racisme et l'immigration est un sujet récurrent dans la politique française, particulièrement au sein de la gauche.

Ce qu'il faut retenir

François Ruffin défend sa bande dessinée 'Picardie Splendor', qualifiée d'œuvre humaniste, face à des accusations de racisme. Il reconnaît que son antiracisme peut sembler daté, mais insiste sur le fait qu'il ne se considère pas comme raciste. Des élus de La France insoumise critiquent certaines représentations dans la BD, les qualifiant de stéréotypées. Ruffin a également été accusé d'adopter des positions hostiles à l'immigration de travail, ce qui a ravivé les tensions avec son ancien mouvement.

Ce que ça change

Cette controverse autour de la bande dessinée de Ruffin met en lumière les divisions au sein de la gauche française sur des questions de racisme et d'immigration. Elle pourrait influencer sa candidature à la présidentielle et la perception de son image publique, tout en relançant le débat sur la manière dont ces sujets sont abordés dans la culture et la politique en France.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Le député François Ruffin le 5 mai 2026 à Paris lors d'un meeting - DANIEL PERRON / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

François Ruffin parle d'une "œuvre humaniste". Le candidat à la prochaine élection présidentielle défend ce lundi 18 mai le contenu de sa Bande dessinée, "Picardie Splendor", qui lui vaut des accusations de racisme, notamment de la part de La France insoumise, depuis sa parution le 7 mai.

"Mon antiracisme est un peu estampillé années 90, 'Blacks, blancs, beurs', et ça transpire sans doute dans la BD. J’en ai conscience, je dialogue avec des chercheurs, des militants, on en parle. Est-ce que ça fait de moi un raciste? Non. Au contraire, c’est le message de la BD: parmi les fractures à résorber dans notre pays, il y a la précarité, l’angoisse de l’avenir, et bien sûr le racisme", se justifie-t-il auprès du journal Libération .

Dans sa BD, le député-reporter met en images des récits de vie illustrant ses rencontres du quotidien. L'objectif: raconter une "France (qui est) fracturée, mais que l'on peut réparer", expliquait-il à BFM, fin avril.

Problème: plusieurs planches véhiculent des stéréotypes racistes aux yeux de certains, notamment en représentant des personnes racisées qui ne sauraient pas garder leurs nerfs. Plusieurs critiques sont faites par des élus de La France insoumise - mouvement avec lequel François Ruffin a rompu aux dernières élections législatives.

Un passage est abondamment commenté. Le député picard est dans un train. Pendant qu'il est occupé au téléphone, le ton monte entre une passagère noire et un contrôleur, accompagné de deux policiers, qui souhaite la verbaliser.

"Quoi!?! Dans vos rêves! J'ai déjà payé", s'emporte l'intéressée. Un passager, maghrébin, prend sa défense, reprochant aux policiers de la tutoyer. "Tu veux sortir aussi?" lui répond l'un d'eux. François Ruffin intervient et règle la différence que devait payer la passagère déjà citée.

Mais l'affaire n'en reste pas là. Le contrôleur lâche le reçu sur la passagère noire. "Pourquoi vous vous comportez comme ça?", demande l'autre passager déjà cité. Nouvelles tensions. "Gardez vos nerfs, monsieur...", "Ouais, sinon on vous sort tous les deux", enchaînent les policiers.

François Ruffin prend à nouveau les devants, demandant dans le même temps au passager de "respecte(r) la police" et aux membres des forces de l'ordre de "respecte(r) l'uniforme".

Auprès de Libération, ce dernier dit toutefois "ne pas se reconnaître dans une planche" de ce passage. "Celle du train où un homme racisé baisse la tête pendant qu’[il] bombe le torse". "Ça n’est pas moi, jamais je ne me comporte comme ça. J’entends que ces images peuvent blesser", explique-t-il.

L'eurodéputée insoumise Emma Fourreau a dénoncé une BD "bourrée de racisme, de paternalisme, avec la figure de l'homme blanc sauveur". Son collègue Aly Diouara, élu maire de La Courneuve en mars 2026, a, lui, accusé François Ruffin d'être un "raciste complexé". Lequel se "donne des airs de porte-voix du peuple, mais transforme des femmes de La Courneuve en figurantes de son récit paternaliste", a-t-il écrit sur X, en référence à un autre passage de sa BD que celui déjà évoqué.

Entre celui qui brigue l'Élysée et LFI, le débat sur le racisme est ancien. En 2019, les troupes de Jean-Luc Mélenchon lui avaient reproché son absence à la marche contre l'islamophobie, alors que ce dernier avait prétexté "avoir foot" en guise de justification.

Plus récemment, les insoumis, mais aussi d'autres élus de gauche étaient montés au créneau après que François Ruffin s'était déclaré "hostile à l'immigration de travail" fin avril sur France 2. "Ruffin troque le rouge pour le brun en divisant les travailleurs", cinglait le député insoumis Andy Kerbrat, quand Marine Tondelier, patronne des Écologistes, se disait "en colère" contre l'ex-insoumis, lui reprochant de convoquer "les sujets de l'extrême droite".

Invité de BFMTV le 1er mai, François Ruffin s'était justifié par son "refus du plan d’importation massive de main-d’œuvre étrangère que programme (…) le Medef", selon lui, tout en rappelant des propos tenus par Jean-Luc Mélenchon en 2018:

"Nous disons: honte à ceux qui organisent l'immigration par les traités de libre-échange et qui l'utilisent pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux."

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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