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gouvernementvia Le Figaro — Économie··4 min de lecture

Un appel à la «mobilisation collective» : depuis l’Élysée, Emmanuel Macron prend la tête de «l’équipe de France de l’électricité»

Personnalités citées :Emmanuel Macron
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Le contexte

Emmanuel Macron a récemment pris des mesures pour renforcer la souveraineté énergétique de la France, notamment en réduisant la dépendance aux hydrocarbures. Le gouvernement met l'accent sur l'électrification comme solution face aux défis énergétiques actuels. Ce sujet est devenu central dans le débat public, surtout après les crises énergétiques récentes.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Macron a réuni 200 acteurs du secteur de l'électricité pour promouvoir l'électrification en France. Il a souligné l'importance de réduire la dépendance aux hydrocarbures et a appelé à une mobilisation collective pour rendre l'électrification désirable. Le président a mis en avant les efforts d'EDF et d'autres entreprises pour développer des offres attractives et a annoncé des objectifs ambitieux pour l'augmentation des points de recharge électrique. Il a également défendu l'importance des pompes à chaleur et des raccordements au réseau électrique pour soutenir cette transition.

Ce que ça change

Cette initiative marque un tournant dans la politique énergétique française, avec un accent sur l'électrification et la réduction de la dépendance énergétique. Les engagements pris par le gouvernement pourraient transformer le paysage énergétique en France, en favorisant l'industrialisation et en soutenant la transition vers des énergies plus durables. Cela pourrait également avoir des répercussions sur les prix de l'électricité et la compétitivité des entreprises françaises.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Le chef de l’État, qui a réuni ce mardi matin quelque 200 acteurs du secteur, prend la main dans ce dossier, soucieux d’insister sur la nécessité de réduire la dépendance de la France aux importations d’hydrocarbures.

«Parlez d’électrification, c’est parler de souveraineté, de compétitivité et de décarbonation» , a posé d’entrée de jeu Emmanuel Macron ce mardi depuis l’Élysée, à l’occasion d’ une rencontre voulue par la présidence autour de «l’équipe de France de l’électricité» . Une rencontre avec quelque 200 participants, pour donner un nouveau coup d’accélération à l’électrification. «Le court terme ne doit pas nous faire oublier le long terme» , a-t-il insisté. Le message est clair : soutenir la consommation de pétrole ne fait que repousser le problème. Pour l’exécutif, la réponse au choc énergétique actuel (et aux prochains), c’est l’électrification. Le locataire de l’Élysée a ainsi appelé les acteurs du secteur à une «mobilisation collective sur les usages» énergétiques des Français «pour rendre le passage à l’électrique naturel et désirable» .

La production d’électricité est remontée en flèche depuis 2022, portée par le parc nucléaire d’ EDF et par un développement des renouvelables. La sobriété et l’efficacité sont aussi au rendez-vous. «Les prix sont bas, 55 euros en France contre 93 euros en Allemagne» , a rappelé le président. Avant de mettre en avant les grands dossiers de l’électrification. Il a salué les nouvelles offres d’EDF, Engie, TotalEnergies et Octopus, des offres à prix fixes et attractives, et appelé les autres à suivre cet exemple. Les entreprises ont à leur disposition les contrats à long terme d’EDF qui leur offrent de la visibilité. «Au total, plus de 50 TWh sont mobilisés pour l’industrie, dans le cadre de contrats à long terme mis en place par EDF» , a ajouté Emmanuel Macron.

L’objectif est bien de doper la consommation des entreprises et des particuliers. La mobilité est l’un des grands vecteurs, qu’il s’agisse de voitures, de véhicules utilitaires, mais aussi de camions. «Le véhicule électrique est un levier d’industrialisation, a insisté le chef de l’État. Il y a plus d’entreprises dans le secteur électrique que dans le thermique.» Il s’est félicité de l’installation d’usines de batteries en France, pour remonter la chaîne d’approvisionnement jusqu’au lithium, qui sera extrait des sous-sols hexagonaux. Sans oublier les usines de Renault, avec un accent sur la R5 à Douai et la 4L. «Stellantis a annoncé un milliard d’investissement pour produire de l’électrique en France , à Mulhouse» , a souligné le président. La production annuelle de 400.000 véhicules électriques en France devrait ainsi augmenter.

Parallèlement, le maillage de points de recharge électrique sur le territoire se poursuit. Le président de la République s’est employé à remercier les entreprises. Electra a annoncé 300 millions d’euros d’investissements dans le domaine. L’enseigne E.Leclerc vise de son côté 10.000 points de charge pour 2030. La France vise ainsi 400.000 points de recharges ouverts au public en 2030, contre 180.000 actuellement. Il ne reste plus qu’à résoudre le problème de l’opacité des prix à ces bornes.

Emmanuel Macron a ensuite pris la défense des pompes à chaleur, pour expliquer que cela fonctionne très bien, y compris en Finlande. Mais il ne s’agit pas d’en mettre partout : «Il n’y a pas de solutions uniques» , a-t-il estimé. La PAC doit devenir la solution de référence quand les autres solutions (géothermies, réseaux de chauffage urbain, gaz renouvelables et chauffage électrique) ne sont pas disponibles. «La filière produit 400.000 PAC en France» , a ajouté Emmanuel Macron, qui a salué l’engagement pris par les industriels pour arriver à un million de PAC produites par an. Octopus Energy annonce aujourd’hui même l’implantation d’une nouvelle usine sur notre sol.

Le sujet est indissociable de celui des raccordements au réseau électrique. Le président a pointé «cinq grands projets fast tracks» (sorte de coupe-file), pour accélérer les raccordements des usines ou data centers par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE. Mais ce qui est aujourd’hui une exception «doit devenir la norme» , a insisté le président, rappelant l’importance de ces projets pour les grands ports français et certaines zones industriels. La file d’attente des raccordements doit passer du dogme du premier arrivé premier servi à celui plus pragmatique du premier prêt premier servi. «Il faudra construire de nouvelles lignes électriques, en bonne concertation avec le territoire. C’est le cas notamment de la ligne de Fos, une ligne nécessaire. Nous devons donner de la visibilité aux industriels» , a-t-il insisté en appelant à une mise en service de la ligne d’ici 2029.

Après avoir prononcé la sentence d’arrêt de la centrale de Fessenheim en 2018, Emmanuel Macron a effectué un virage à 180 degrés dans le nucléaire. Le point culminant de la volte-face a été atteint en 2022, avec le discours de Belfort qui a marqué la relance du nucléaire en France. Les points sont connus : la construction de six EPR 2 dans un premier temps, avant d’en ajouter huit, des programmes d’accompagnement pour les petits réacteurs modulaires... et un soutien aux énergies renouvelables. Le président à promis de nouvelles décisions dans ce dernier domaine, avec le lancement d’appels d’offres «mais à condition que les prix ne soient pas complètement déconnectés du marché» , a-t-il insisté. Une façon de rassurer les détracteurs de ces projets, qui pointent des coûts trop élevés.

Après avoir longtemps mis l’accent sur la production, l’exécutif se concentre sur la consommation, avec un retour sur les trois piliers de sa politique : l’efficacité et la sobriété, les énergies renouvelables et le nucléaire. «Au moins, depuis 2022, l’exécutif tient le cap» , saluaient des patrons rencontrés en marge de l’événement. L’électricité n’est toutefois pas le seul axe de souveraineté énergétique. La biomasse, les gaz renouvelables, la géothermie et même l’hydrogène naturel sont d’autre relais rapidement évoqués ce mardi matin.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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