Par Loris Boichot , Emmanuel Galiero , Célestine Gentilhomme et Paul Laubacher
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RÉCIT - Depuis la dissolution de 2024, l’éclatement du paysage politique et l’émergence de trois blocs rendent incertaine la capacité du prochain chef de l’État à obtenir une majorité absolue de députés.
Une peur tenace habite tous ceux qui prétendent au pouvoir : et si le « fait majoritaire » avait définitivement disparu ? Chaque fois que présidentielle et législatives se sont succédé, les chefs de l’État ont systématiquement obtenu une majorité absolue de députés - à l’exception de 1988 et 2022. Mais le mécanisme n’a aujourd’hui plus rien d’une évidence. Le paysage politique s’est depuis recomposé autour de trois grands blocs - l’alliance de la gauche, le Rassemblement national et le camp présidentiel -, entérinés par les élections législatives post-dissolution. Face à cette tripartition, le prochain président pourrait donc se retrouver les mains liées par une majorité tout aussi ingouvernable qu’en 2024. Ce qui changerait la face de son quinquennat, dont les ambitions réformatrices seraient revues à la baisse. Un risque identifié par les écuries présidentielles, qui prévoient toutes de dissoudre l’Assemblée nationale une fois leur champion installé à l’Élysée. « Celui…
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