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economievia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Une «double peine» : le spectre d’un gel des allègements de charges, couplé à la hausse du Smic, affole les entreprises

Personnalités citées :Amir Reza-TofighiAlexandre BompardMarylise Léon
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Le contexte

La hausse du Smic en France est liée à l'inflation et suscite des inquiétudes parmi les entreprises. Les exonérations de cotisations patronales sur les bas salaires sont traditionnellement mises en place pour soutenir les employeurs lors de ces revalorisations. Le débat sur l'équilibre entre soutien aux entreprises et finances publiques est récurrent.

Ce qu'il faut retenir

Le Smic augmentera de 2,41% en juin, ce qui inquiète les entreprises face à un possible gel des exonérations de charges patronales. Le président de la CPME a exprimé des craintes de 'double peine' pour les employeurs, qui devront faire face à des augmentations de salaires et potentiellement à des charges accrues. Des dirigeants d'entreprises, comme Alexandre Bompard de Carrefour, ont également mis en garde contre les conséquences d'un alourdissement du coût du travail. Les syndicats, de leur côté, réclament des efforts des employeurs pour les négociations salariales.

Ce que ça change

Cette situation pourrait avoir des répercussions significatives sur l'emploi et les salaires en France. Les entreprises pourraient être amenées à différer ou renoncer à des offres d'emploi en raison de l'augmentation des charges. Les tensions entre employeurs et syndicats pourraient également se renforcer, rendant les négociations salariales plus complexes dans un contexte économique incertain.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Alors que le Smic augmentera de 2,41% au juin, porté par l’inflation, le patronat redoute que le gouvernement réduise les exonérations de cotisations patronales sur les bas salaires pour renflouer les comptes publics.

La hausse du Smic prévue le 1er juin commence à inquiéter sérieusement les entreprises. En cause : la crainte d’un gel des allègements de charges patronales sur les bas salaires, alors que le salaire minimum augmentera de 2,41% le mois prochain, soit 34,82 euros nets mensuels supplémentaires. Une perspective dénoncée ce jeudi 21 mai par le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi , sur Franceinfo.

«On redoute que les entreprises doivent payer la facture de la crise» , a-t-il déclaré, estimant que les employeurs risquaient une «double peine» . D’un côté, la hausse du Smic, porté par l’inflation, oblige mécaniquement les entreprises à augmenter les salariés concernés. De l’autre, le gouvernement envisagerait de réduire les exonérations de cotisations patronales qui accompagnent traditionnellement ces revalorisations.

«Les entreprises vont devoir augmenter leurs salariés par rapport à la hausse du Smic, ce qui est normal, mais en plus elles vont devoir payer plus de charges à côté» , a fustigé le président de la CPME. Selon lui, «entre 1,5 et 2 milliards d’euros vont être pris sur le travail» , si l’exécutif passe à l’acte. Le gouvernement se retrouve face à une équation délicate : préserver ces allègements de charges au risque de dégrader davantage les finances publiques ou braquer les patrons. Pour les organisations patronales, cette mesure pourrait avoir des conséquences directes sur l’emploi et les salaires.

Invité de France Inter ce jeudi, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard , a lui aussi mis en garde contre un alourdissement du coût du travail. «On a le niveau de charges patronales le plus élevé» , a-t-il souligné, estimant qu’un gel des allègements de charges dans le contexte actuel d’incertitude économique pousserait certaines entreprises à «différer ou renoncer aux offres d’emploi» . «Si vous arrêtez les allègements de charges, vous fragilisez ce modèle-là» , a insisté le dirigeant du distributeur, évoquant des chefs d’entreprise «déjà inquiets» .

Pour la CPME, un coup de rabot sur les allègements de charges pourrait aussi se répercuter sur les salariés eux-mêmes. «Ce que je dis, c’est soit on augmente les salaires, soit on augmente les charges patronales. Mais penser qu’on peut augmenter les salaires et les charges patronales, c’est ne pas comprendre comment fonctionne un modèle économique» , a lancé Amir Reza-Tofighi sur Franceinfo. Selon lui, «70% des entreprises n’ont pas les moyens de répercuter les coûts [liés à la guerre au Moyen-Orient, NDLR] sur leurs clients» .

Cette montée de tension intervient alors que l’ inflation est repartie à la hausse en France, en raison de la guerre en Iran, atteignant 2,2% sur un an en avril , selon l’Insee. Dans ce contexte, les syndicats réclament des efforts des employeurs. La semaine dernière, Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, a appelé à rouvrir les négociations salariales dans les entreprises. Elle a plaidé pour «responsabiliser les employeurs» , estimant que «certaines entreprises vont très bien» et rappelant que certaines branches disposent encore de grilles salariales démarrant sous le Smic.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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