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electionsvia BFM TV··2 min de lecture

"Une question urgente": Jean-Luc Mélenchon fait de la lutte contre la concentration des médias une "priorité" s'il est élu à la présidentielle 2027

Personnalités citées :Jean-Luc MélenchonVincent BolloréBernard ArnaultXavier NielRodolphe SaadéClémence GuettéMatthieu Pigasse
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Le contexte

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise (LFI), a régulièrement abordé la question de la concentration des médias dans ses précédents programmes électoraux. Cette problématique est devenue plus pressante avec l'augmentation de la concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires, ce qui soulève des inquiétudes concernant le pluralisme et la liberté d'expression en France.

Ce qu'il faut retenir

Jean-Luc Mélenchon a déclaré que la lutte contre la concentration des médias serait une priorité s'il était élu président en 2027. Il souhaite démanteler les groupes de presse privés et adopter un projet de loi en procédure accélérée. Son entourage souligne que cette question est devenue urgente pour le fonctionnement démocratique du pays. La loi viserait à établir des règles anti-concentration pour éviter que des groupes médiatiques ne détiennent à la fois des infrastructures et des contenus.

Ce que ça change

Cette annonce pourrait avoir un impact significatif sur le paysage médiatique français et sur la manière dont les médias sont détenus et gérés. Si ces mesures sont mises en œuvre, elles pourraient renforcer le pluralisme médiatique et répondre aux préoccupations des citoyens concernant la confiance envers les médias. Cela pourrait également influencer le débat public sur la liberté d'expression et la diversité des opinions dans le pays.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Il veut démanteler les "empires médiatiques". S'il devenait président de la République, Jean-Luc Mélenchon s'attaquerait directement à la concentration des médias. Son entourage confirme ce mercredi 20 mai à BFM qu'il souhaiterait démanteler les groupes de presse privés, dès le premier tour de son élection, comme le rapporte initialement France Info . En ce sens, il s'agirait d'adopter "un projet de loi en procédure accélérée".

La lutte contre "la concentration des médias" était déjà présente dans les programmes de Jean-Luc Mélenchon lors des présidentielles de 2012, 2017 et 2022. Cependant, "la nouveauté est d'en faire une priorité du fait de l'accélération dans le dernier mandat de la concentration et de ses conséquences, notamment via l'empire Bolloré", indique son entourage. Et d'ajouter: "Cela devient une question urgente pour le fonctionnement démocratique normal du pays."

Au-delà du seul Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire du groupe Canal+, qui comprend la chaîne CNews, de Prisma Média ou du groupe Lagardère (Europe 1, Le Journal du Dimanche), les insoumis entendent plus généralement lutter contre la concentration des médias entre "les mains de neuf milliardaires". Car, estiment-ils, "ces empires médiatiques" nuiraient "au pluralisme et à la liberté d’expression". "Ils renforcent la méfiance des Français envers les médias et les informations diffusées", ajoutent les Insoumis.

Bernard Arnault, qui détient le groupe Les Échos-Le Parisien, Xavier Niel, détenteur du groupe Le Monde, ou encore Rodolphe Saadé, propriétaire du groupe La Provence, mais aussi de CMA Media (propriétaire du groupe RMC/BFM) seraient aussi visés.

La loi voulue par les insoumis, s'appliquerait "à tous", a précisé ce mercredi sur Sud Radio la députée LFI Clémence Guetté , par ailleurs co-reponsable de l'espace "programme" au sein du mouvement mélenchoniste. Autrement dit, le texte ciblerait également Matthieu Pigasse. Engagé à gauche, le banquier d'affaires revendique de mener une bataille culturelle contre l'extrême droite avec son groupe Combat, propriétaire notamment de l'antenne Radio Nova.

Dans le détail, LFI souhaite notamment établir des règles "anti-concentration horizontale (détenir à la fois des entreprises de presse, télévision, radio, NDLR) ainsi qu'entre filières des médias et d'autres industries culturelles comme le cinéma, l’édition ou encore les agences de publicité".

Pour le leader insoumis, il s'agirait d'empêcher un groupe médiatique de "posséder à la fois les infrastructures (les réseaux, les box, les boutiques de vente) et la production des contenus (chaînes, programmes, droits sportifs), ce qui crée de fait des situations de monopole".

Ces mesures entrent en résonance avec les critiques faites par Jean-Luc Mélenchon envers les médias traditionnels, dont il dénonce souvent le traitement à l'égard de LFI.

Récemment, le tribun de 74 ans a organisé plusieurs conférences de presse réservées aux "nouveaux médias numériques". Ce qui ne l'a pas empêché de faire son annonce de candidature à la présidentielle dans une forme très classique: sur le plateau de TF1, dimanche 3 mai.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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