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Pour parler d'un candidat à l'élection présidentielle de 2027 qui revendique sa foi catholique, "Complément d'enquête" a installé ses fauteuils rouges devant la cathédrale Notre-Dame de Paris. Tristan Waleckx recevait le numéro deux des Républicains et premier des "Retaillistes", François Xavier Bellamy.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Tristan Waleckx : Bonsoir. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes numéro 2 des Républicains. Un parti que Bruno Retailleau préside, mais à l'intérieur duquel on a l'impression qu'il n'a pas beaucoup de soutien... François-Xavier Bellamy : Pas beaucoup de soutien ? Je ne sais pas ce qu'il vous faut, parce qu'il y a quelques semaines seulement, il vient d'être confirmé comme candidat à la présidence pour notre mouvement par 74% des voix des adhérents. Il a été élu comme président il y a plusieurs mois par 75% des voix. Mais parmi les ténors, est-ce que vous avez des grands noms des Républicains dont vous êtes certain qu'ils seront aux côtés de Bruno Retailleau pour la présidentielle ? Bien sûr. Dans quelques jours, on aura l'un des premiers grands meetings de la campagne, ce sera le 20 juin, et Bruno sera entouré de François Baroin, de Michel Barnier, et surtout, encore une fois, c'est le plus important, de tous les adhérents, de tous les militants de cette famille politique. Parce qu'on a déjà des candidatures dissidentes, sans doute David Lisnard, maire de Cannes, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, on a l'impression que c'est un parti qui n'est pas tout à fait tenu... Mais le parti est très clair, encore une fois. Et d'ailleurs, il n'a jamais été aussi démocratique. C'est Bruno Retailleau, comme président du mouvement, qui avait dit qu'il donnerait aux adhérents le pouvoir de décider. Vous savez, que ce soient les gens qui décident plutôt que les chapeaux à plumes, c'est peut-être déjà un progrès. Il est soutenu davantage par les militants plutôt que par les chapeaux à plumes... Mais encore une fois, pour moi, c'est très clair. Le choix qui a été fait a légitimé Bruno Retailleau comme candidat. Réunir, ce n'est pas forcément être consensuel. Assumer une ligne claire, ça veut dire parfois assumer des contradictions. Mais vous savez, la réalité, elle suppose qu'on s'engage dans le débat avec la clarté, la constance des idées, des convictions. Et Bruno, tout le monde lui reconnaît ça, même ses détracteurs reconnaissent que c'est quelqu'un qui ne triche pas, qui ne ment pas, qui assume ses convictions. Parfois, il arrive quand même à se mettre à dos des gens qui font partie du même gouvernement... Je propose de réécouter Agnès Pannier-Runacher. Elle était ministre en même temps que Bruno Retailleau, et elle raconte comment Bruno Retailleau aurait négocié avec Sébastien Lecornu l'entrée au gouvernement de plusieurs lieutenants, dont vous. Ecoutez. Agnès Pannier-Runacher : Retailleau se met en tête, avec ses deux porte-flingues, Othman Nasrou et François-Xavier Bellamy, que ce serait bien qu'ils rentrent au gouvernement. Et donc, ils font pression sur Lecornu. Sébastien tombe de sa chaise sur le thème : "Il n'est pas question de mettre les deux-là... ectoplasmes... non." "Ectoplasme", c'est pour vous ? C'est comme ça que vous appelle Sébastien Lecornu, d'après Agnès Pannier-Runacher ? Oh, je pense que c'est plutôt Agnès Pannier-Runacher. Mais vous savez, moi, je laisse la médiocrité du commentaire politique à ceux qui le pratiquent. La seule chose qui compte pour nous, c'est la France et c'est les Français. A aucun moment, notre entrée au gouvernement n'a été un sujet. La meilleure preuve de ça, c'est que moi je n'ai pas participé au gouvernement précédent, vous voyez ? Bruno y était, moi, je n'y étais pas. Non, ce n'était pas du tout un sujet. La question n'a jamais été les personnes. La seule question, c'était le fond. (...) Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview diffusée dans "Complément d'enquête" le 11juin 2026, à la suite de " Bruno Retailleau, en croisade pour l'Elysée ". Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
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