Cette proposition de loi intervient dans un contexte de reconnaissance des souffrances subies par les femmes et les personnes condamnées en raison de la législation pénalisant l'avortement avant 1975. Avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975, l'avortement était illégal en France, ce qui a conduit à des condamnations et à des souffrances physiques et morales pour de nombreuses personnes. Le texte vise à reconnaître officiellement ces préjudices et à contribuer à la mémoire collective des atteintes aux droits des femmes. Cette démarche s'inscrit dans une volonté plus large de réévaluer les lois passées à l'aune des droits actuels des femmes et de l'égalité entre les sexes.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Article 1 · alinéa 2« La Nation reconnaît que l’application par l’État des dispositions législatives et réglementaires pénalisant le recours, la pratique, l’accès et l’information sur l’avortement »
- [2] Article 1 · alinéa 3« Elle reconnaît que ces dispositions ont conduit à de nombreux décès et ont été la source de souffrances physiques et morales »
- [3] Article 2 · alinéa 2« Il est institué, auprès du Premier ministre, une commission nationale indépendante de reconnaissance des souffrances et des traumatismes subis par des femmes ayant avorté »