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DéposéProposition de loi ordinaire

Instituer un plan de gestion et d’enfouissement des mortalités animales en cas de catastrophe naturelle ou d’événement exceptionnel

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à répondre aux enjeux posés par le changement climatique, qui augmente la fréquence des événements climatiques extrêmes, affectant particulièrement les élevages d'animaux sensibles aux températures élevées. Les épisodes récents de canicule ont mis en évidence les limites du dispositif actuel de gestion des mortalités animales, qui repose sur une logique de crise. Ce texte propose d'anticiper ces situations en établissant un cadre juridique pour la gestion des cadavres d'animaux en cas de catastrophe naturelle ou d'événement exceptionnel.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Le changement climatique accroît la fréquence, l’intensité et la durée des épisodes de canicule ainsi que des phénomènes climatiques extrêmes. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 4« Les épisodes de canicule intervenus au cours des mois de juin et juillet 2026... ont illustré les limites du dispositif actuel. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 5« Le dispositif actuellement applicable repose uniquement sur une logique de gestion de crise. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte introduit un nouvel article L. 226-4 dans le code rural et de la pêche maritime, permettant aux exploitants agricoles de demander un plan d'enfouissement des cadavres d'animaux en cas de catastrophe naturelle ou d'événement exceptionnel. Ce plan, facultatif, doit être approuvé par l'autorité administrative après consultation d'un hydrogéologue et des services compétents. Il précise les conditions d'activation, les catégories d'animaux concernés, et les modalités de surveillance. L'autorisation est valable pour dix ans et renouvelable, sous réserve d'une évaluation préalable.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 2« l’autorité administrative peut autoriser la mise en place, dans les exploitations agricoles qui en font la demande, d’un plan d’enfouissement des cadavres d’animaux. »
  2. [2] Article 1 er · alinéa 3« L’autorisation mentionnée au I est délivrée par l’autorité administrative compétente, après avis. »
  3. [3] Article 1 er · alinéa 7« L’autorisation est accordée pour une durée de dix ans. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les exploitants agricoles pourront anticiper la gestion des mortalités animales en établissant un plan d'enfouissement avant qu'une catastrophe ne survienne. Ce plan, qui reste facultatif, permettra de définir les modalités d'enfouissement et de surveillance des cadavres d'animaux. L'activation du plan nécessitera un arrêté préfectoral constatant la survenance d'un événement exceptionnel. Les exploitants devront également fournir des informations sur la mise en œuvre du plan, conservées pendant une durée minimale fixée par décret.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 8« Le plan d’enfouissement ne peut être mis en œuvre que lorsque le préfet a constaté, par arrêté, la survenance. »
  2. [2] Article 1 er · alinéa 12« L’exploitant met à la disposition de l’autorité administrative et des opérateurs d’équarrissage toutes les informations relatives à la mise en œuvre du plan. »
  3. [3] Article 1 er · alinéa 6« Elle précise les catégories de sous‑produits animaux pouvant être enfouis, les quantités maximales annuelles. »
ExempleCas concret avant/après

Jean, éleveur de porcs en Bretagne, a récemment subi des pertes importantes lors d'une canicule. Actuellement, il doit attendre l'intervention des services d'équarrissage, ce qui prend du temps et pose des risques sanitaires. Avec le nouveau plan d'enfouissement, il pourra établir un plan d'urgence, approuvé par le préfet, qui lui permettra d'enfouir les cadavres de manière sécurisée et rapide en cas de nouvelle crise. Cela lui donnera plus de contrôle sur la gestion de ses animaux morts et réduira les risques sanitaires.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 2« l’autorité administrative peut autoriser la mise en place, dans les exploitations agricoles qui en font la demande, d’un plan d’enfouissement. »
  2. [2] Article 1 er · alinéa 8« Le préfet a constaté, par arrêté, la survenance. »
  3. [3] Article 1 er · alinéa 12« L’exploitant met à la disposition de l’autorité administrative et des opérateurs d’équarrissage toutes les informations. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Pas encore de vote

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • EPRPour · 100 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté pour 36 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 27 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 27 fois (100 %).

  • DRPour · 97 %

    Sur les 35 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 34 fois (97 %).

  • DEMPour · 94 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté pour 34 fois (94 %).

  • HORPour · 94 %

    Sur les 35 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe HOR a voté pour 33 fois (94 %).

  • LIOTPour · 94 %

    Sur les 34 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 32 fois (94 %).

  • RNPour · 81 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe RN a voté pour 29 fois (81 %).

  • SOCPour · 81 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 29 fois (81 %).

  • UDDPLRPour · 76 %

    Sur les 17 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe UDDPLR a voté pour 13 fois (76 %).

  • ECOSPour · 72 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 26 fois (72 %).

  • GDRPour · 71 %

    Sur les 34 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 24 fois (71 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (3 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2Le changement climatique accroît la fréquence, l’intensité et la durée des épisodes de canicule ainsi que des phénomènes climatiques extrêmes. Cette évolution affecte directement les filières d’élevage, en particulier les élevages de porcs et de volailles, dont les animaux présentent une forte sensibilité aux températures élevées. Face à cette évolution durable, il appartient aux pouvoirs publics d’adapter le cadre juridique afin de préserver la continuité des activités agricoles, de garantir la sécurité sanitaire et de renforcer la résilience des territoires.
    Alinéa 4Les épisodes de canicule intervenus au cours des mois de juin et juillet 2026, notamment en Bretagne, ont illustré les limites du dispositif actuel. Les services de l’État ont dû instruire dans l’urgence des demandes de dérogation à l’interdiction d’enfouissement, alors même que les décisions à prendre présentaient d’importants enjeux sanitaires et environnementaux. Dans plusieurs situations, l’expertise hydrogéologique, pourtant indispensable, n’a pu être réalisée dans des conditions pleinement satisfaisantes et a parfois dû être rendue à distance, sans visite préalable des lieux. Si cette organisation permet de répondre à l’urgence, elle ne garantit pas le même niveau de sécurité qu’une expertise conduite en amont.
    Alinéa 5Le dispositif actuellement applicable repose uniquement sur une logique de gestion de crise. Les expertises techniques, les consultations administratives et les décisions préfectorales interviennent au moment même où les exploitants et les services de l’État sont confrontés à l’urgence sanitaire. Or, les choix d’implantation des fosses d’enfouissement, l’analyse des caractéristiques hydrogéologiques et l’évaluation des risques pour les eaux superficielles et souterraines nécessitent des investigations approfondies qui ne peuvent être conduites avec toute la rigueur requise lorsque plusieurs milliers de cadavres doivent être éliminés dans les plus brefs délais. La législation ne permet donc pas d’offrir le niveau optimal de garanties sanitaires, environnementales et juridiques.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 2« Art. L. 226 ‑ 4. – I. – Par dérogation à l’article L. 226‑2 du code rural et de la pêche maritime et conformément aux dispositions du règlement (CE) n° 1069/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 établissant des règles sanitaires applicables aux sous‑produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) n° 1774/2002, l’autorité administrative peut autoriser la mise en place, dans les exploitations agricoles qui en font la demande, d’un plan d’enfouissement des cadavres d’animaux et des sous‑produits animaux mentionnés à l’article L. 226‑1, destiné à être activé en cas de survenance d’un événement de nature à compromettre gravement le fonctionnement du service public de l’équarrissage ou à rendre impossible ou dangereuse la collecte des cadavres.
    Alinéa 3« II. – L’autorisation mentionnée au I est délivrée par l’autorité administrative compétente, après avis :
    Alinéa 6« Elle précise les catégories de sous‑produits animaux pouvant être enfouis, les quantités maximales annuelles, les modalités techniques d’enfouissement et de surveillance, ainsi que la durée de validité du plan.
    Alinéa 7« III. – L’autorisation est accordée pour une durée de dix ans. Elle est renouvelable par tacite reconduction pour une durée équivalente, dans la limite fixée par décret en Conseil d’État, sauf opposition motivée du préfet notifiée au moins trois mois avant l’échéance, au vu du bilan sanitaire et environnemental du plan et de l’évolution des conditions de collecte et de traitement des cadavres.
    Alinéa 8« IV. – Le plan d’enfouissement ne peut être mis en œuvre que lorsque le préfet a constaté, par arrêté, la survenance :
    Alinéa 12« IV. – L’exploitant met à la disposition de l’autorité administrative et des opérateurs d’équarrissage toutes les informations relatives à la mise en œuvre du plan d’enfouissement, notamment les « emplacements, dates, quantités et catégories de sous‑produits enfouis. Ces informations sont conservées pendant une durée minimale fixée par décret.
    Lire Article 1 er en entier
    Après l’article L. 226‑3 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 226‑4 ainsi rédigé : « Art. L. 226 ‑ 4. – I. – Par dérogation à l’article L. 226‑2 du code rural et de la pêche maritime et conformément aux dispositions du règlement (CE) n° 1069/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 établissant des règles sanitaires applicables aux sous‑produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) n° 1774/2002, l’autorité administrative peut autoriser la mise en place, dans les exploitations agricoles qui en font la demande, d’un plan d’enfouissement des cadavres d’animaux et des sous‑produits animaux mentionnés à l’article L. 226‑1, destiné à être activé en cas de survenance d’un événement de nature à compromettre gravement le fonctionnement du service public de l’équarrissage ou à rendre impossible ou dangereuse la collecte des cadavres. « II. – L’autorisation mentionnée au I est délivrée par l’autorité administrative compétente, après avis : « 1° D’un hydrogéologue agréé ou d’un expert justifiant de compétences en hydrogéologie, sur l’implantation, les caractéristiques techniques et les capacités du ou des sites d’enfouissement projetés, afin de prévenir tout risque pour les eaux souterraines et de surface ; « 2° Des services déconcentrés compétents en matière de santé et de protection animales, de santé publique et d’environnement. « Elle précise les catégories de sous‑produits animaux pouvant être enfouis, les quantités maximales annuelles, les modalités techniques d’enfouissement et de surveillance, ainsi que la durée de validité du plan. « III. – L’autorisation est accordée pour une durée de dix ans. Elle est renouvelable par tacite reconduction pour une durée équivalente, dans la limite fixée par décret en Conseil d’État, sauf opposition motivée du préfet notifiée au moins trois mois avant l’échéance, au vu du bilan sanitaire et environnemental du plan et de l’évolution des conditions de collecte et de traitement des cadavres. « IV. – Le plan d’enfouissement ne peut être mis en œuvre que lorsque le préfet a constaté, par arrêté, la survenance : « » 1° D’un épisode de canicule, d’inondation, d’incendie de forêt, d’épizootie ou de tout autre événement climatique ou sanitaire exceptionnel rendant impossible ou dangereuse la collecte des cadavres par les opérateurs d’équarrissage dans le département ou une partie de celui‑ci ; ou 2° De toute circonstance exceptionnelle affectant durablement le fonctionnement du service public de l’équarrissage dans le secteur concerné. « L’arrêté préfectoral précise la durée d’activation du plan et les catégories d’animaux et de sous‑produits concernés. « IV. – L’exploitant met à la disposition de l’autorité administrative et des opérateurs d’équarrissage toutes les informations relatives à la mise en œuvre du plan d’enfouissement, notamment les « emplacements, dates, quantités et catégories de sous‑produits enfouis. Ces informations sont conservées pendant une durée minimale fixée par décret. « V. – Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article, notamment : « 1° Les critères techniques d’implantation et d’exploitation des sites d’enfouissement ; « 2° Les modalités de l’avis hydrogéologique et des contrôles périodiques ; « 3° Les conditions dans lesquelles ces plans tiennent compte des exigences du règlement (CE) n° 1069/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 précité et de ses règlements d’application ; « 4° Les règles de coordination avec les obligations de collecte prévues à l’article L. 226‑3 et avec les autres dispositions du présent chapitre. »
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