La proposition de loi vise à répondre aux critiques concernant la politique d'aide sociale à l'enfance (ASE) en France. Une commission d'enquête a révélé des défaillances, notamment une tendance au placement d'enfants en dehors du cadre familial, souvent jugé injustifié. En 2024, 56 % des mesures d'ASE étaient des placements, malgré des lois récentes favorisant les solutions intrafamiliales. Le coût de l'ASE pour les départements a atteint 10,9 milliards d'euros en 2024. La proposition cherche à recentrer les critères de placement sur des cas de maltraitance avérée ou de risque grave, afin de réduire les placements abusifs et de mieux protéger les enfants.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« commission d’enquête relative aux manquements de la politique d’aide sociale à l’enfance »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 6« 56 % étaient des mesures de placement »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 21« inscrire au cœur des mesures de placement le critère tiré d’une « maltraitance physique ou psychologique avérée »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 5« coût conséquent pour la collectivité, près de 10,9 milliards d’euros en 2024 »