La proposition de loi vise à supprimer la prescription pour les viols et agressions sexuelles sur mineurs. Actuellement, en droit pénal français, les crimes et délits sont soumis à des délais de prescription, au-delà desquels une action en justice n'est plus possible. Cette proposition intervient dans un contexte où de nombreux témoignages de victimes de violences sexuelles sur mineurs ont émergé, notamment grâce à la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise). Cette commission a recueilli près de 30 000 témoignages, révélant que 75 % des faits étaient prescrits. Le texte s'inscrit dans une série de réformes législatives visant à allonger les délais de prescription pour ces crimes, mais propose ici de les rendre imprescriptibles, suivant l'exemple de plusieurs pays et recommandations internationales.
▸5 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« le délai de prescription est un principe général de droit »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 15« près de 30 000 personnes ont témoigné des violences sexuelles »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 25« Déclarer imprescriptibles les viols et agressions sexuelles »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 39« vote au Parlement européen qui s’est prononcé en faveur »
- [5] Exposé des motifs · alinéa 72« limite l’imprescriptibilité aux seules infractions sexuelles »