La proposition de loi vise à abroger le titre de séjour pour soins, créé en 1998 pour protéger les étrangers séropositifs. Ce dispositif, initialement temporaire, a été élargi au fil des ans, entraînant une augmentation significative des bénéficiaires. En 2022, 181 089 demandes ont été enregistrées, principalement pour des pathologies graves. Le texte aborde également les enjeux financiers liés à ce titre, soulignant le coût élevé des soins pour les bénéficiaires, sans contribution de leur pays d'origine. La crise actuelle du système de santé en France, marquée par des déserts médicaux et des urgences saturées, est également mentionnée comme un contexte justifiant cette abrogation.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Créé par la loi du 11 mai 1998 dite loi Chevènement, le dispositif du titre de séjour pour soins trouve son origine dans un contexte humanitaire particulier »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 5« entre 2017 et 2022, 181 089 demandes d’admission au séjour pour soins ont été enregistrées »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 13« continuer à garantir un accès gratuit et parfois prioritaire à notre système de soins à des étrangers non‑contributeurs constitue non seulement une injustice sociale majeure pour les Français »