Aller au contenu principal
Toutes les lois
Danilo Rozman · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia
DéposéRésolution Article 34-1

Pour une ambition ferroviaire française

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
Partager

En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

Le texte arrive dans un contexte où le transport ferroviaire en France est considéré comme essentiel pour la transition écologique et le développement durable. Le réseau ferroviaire a subi une réduction significative de son maillage, passant de 43 000 kilomètres dans les années 1920 à 28 000 kilomètres en 2020. Cette situation a entraîné une dégradation des lignes, une baisse de la qualité du service et une fermeture de certaines d'entre elles. Le texte vise à répondre à ces enjeux en affirmant la nécessité d'un service ferroviaire accessible et modernisé.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Le transport ferroviaire en France est un enjeu central pour atteindre les objectifs de développement durable »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 3« le réseau ferroviaire d’intérêt régional recensait environ 43 000 kilomètres de lignes »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 7« il devient donc urgent d’agir concrètement à la modernisation et à la relance du ferroviaire »
QuoiCe que dit le texte

Le texte propose une résolution qui invite le Gouvernement à développer un réseau ferroviaire territorialisé. Il souligne l'importance des lignes de desserte fine pour l'accès aux services publics et l'aménagement du territoire. La résolution appelle à des investissements adéquats pour la modernisation et la réouverture de ces lignes, ainsi qu'à la protection des infrastructures existantes. Elle propose également d'étudier la politique tarifaire pour rendre le transport ferroviaire plus accessible et d'inscrire un projet de loi-cadre sur le développement des transports à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 16« affirmer que la stratégie ferroviaire de la France passe par le développement et la structuration d’un réseau ferroviaire territorialisé »
  2. [2] Article unique · alinéa 17« déployer les investissements consacrés aux lignes de desserte fine des territoires »
  3. [3] Article unique · alinéa 23« étudier la politique tarifaire du transport ferroviaire pour le rendre plus accessible »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, il pourrait entraîner une augmentation des investissements dans les lignes de desserte fine, permettant leur modernisation et leur réouverture. Cela pourrait améliorer l'accès aux services publics dans les territoires ruraux et réduire la dépendance à la voiture individuelle. La politique tarifaire pourrait également être revue pour rendre le transport ferroviaire plus compétitif par rapport à la voiture. Un rapport annuel sur l'état du réseau ferroviaire serait présenté au Parlement, permettant un suivi des investissements et des lignes menacées.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 19« intensifier la coopération technique et financière avec les régions pour les lignes de desserte fine »
  2. [2] Article unique · alinéa 21« inscrire et maintenir dans un plan national de sauvegarde la modernisation des lignes intermédiaires »
  3. [3] Article unique · alinéa 25« présenter chaque année au Parlement un rapport comprenant l’état du réseau ferroviaire français »
ExempleCas concret avant/après

Julien, habitant d'un village rural, utilise sa voiture pour se rendre à la ville voisine, car il n'y a pas de train. Actuellement, il dépense environ 100 euros par mois en essence. Si le texte est adopté et que sa ligne de train est rouverte, il pourrait prendre le train pour 30 euros par mois, réduisant ainsi ses coûts de transport. Cela lui permettrait également de ne plus dépendre de sa voiture pour ses déplacements quotidiens.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 17« déployer les investissements consacrés aux lignes de desserte fine des territoires »
  2. [2] Article unique · alinéa 23« étudier la politique tarifaire du transport ferroviaire pour le rendre plus accessible »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

Et vous ?

Pour ou contre ce texte ?

Donnez votre avis de citoyen, en un clic. Ce n'est pas le vote des députés : c'est le vôtre.

Votre vote sera enregistré après connexion. Pas de mot de passe — juste votre e-mail.

Votez, puis découvrez

  • Ce qu'en pensent les autres citoyens — vous seriez la première voix sur ce texte

À l'Assemblée nationale

Pas encore de vote

Les députés n'ont pas encore voté sur ce texte en scrutin public.

Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • DRPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 10 fois (100 %).

  • HORPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe HOR a voté pour 10 fois (100 %).

  • LIOTPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 10 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 5 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 5 fois (100 %).

  • DEMPour · 90 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté pour 9 fois (90 %).

  • EPRPour · 90 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté pour 9 fois (90 %).

  • SOCPour · 90 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 9 fois (90 %).

  • ECOSPour · 80 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 8 fois (80 %).

  • RNPour · 80 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe RN a voté pour 8 fois (80 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2Le transport ferroviaire en France est un enjeu central pour atteindre les objectifs de développement durable et pour la transition écologique. Les déplacements par le rail sont les plus sobres en émissions de gaz à effet de serre et seront primordiaux pour l’aménagement de notre territoire.
    Alinéa 3Dans les années 1920, le réseau ferroviaire d’intérêt régional recensait environ 43 000 kilomètres de lignes et 20 000 kilomètres de lignes dites d’intérêt local. Peu à peu, ce tissu ferroviaire s’est délité en passant à 28 000 kilomètres en 2020 dont 7 600 kilomètres dédiés aux dessertes fines de territoire. L’équilibre économique des lignes était souvent mis en avant notamment sur les petites lignes tandis que l’essor de la voiture individuelle faisait son chemin. Cette logique a pourtant été moins forte que dans d’autres pays, le rapport de la mission conduite par M. Jean‑Cyril Spinetta en 2018 sur l’avenir du transport ferroviaire le soulignait en indiquant que « le maintien des petites lignes, à partir des années 1980, est une particularité française ». L’arrêt progressif de la réflexion et du maillage « en réseau » a également porté une atteinte considérable aux lignes de territoires. Ces lignes se sont dégradées conduisant à leur ralentissement, une baisse de la qualité du service, de la fréquentation et à leur fermeture définitive. Si, dans une période qui était différente, la logique était acceptée, elle est, au regard des défis environnementaux et de l’augmentation du coût de la vie pour les Français, un enjeu d’avenir.
    Alinéa 7Il devient donc urgent d’agir concrètement à la modernisation et à la relance du ferroviaire en France et notamment du ferroviaire territorial.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article unique

    Alinéa 16– affirmer que la stratégie ferroviaire de la France passe par le développement et la structuration d’un réseau ferroviaire territorialisé comme outil de transition durable et d’aménagement du territoire ;
    Alinéa 17– déployer les investissements consacrés aux lignes de desserte fine des territoires dans un niveau adéquat aux besoins de modernisation de ces lignes et de réouverture de lignes identifiées par les collectivités territoriales tout en associant les acteurs locaux ;
    Alinéa 19– intensifier la coopération technique et financière avec les régions pour les lignes de desserte fine des territoires afin d’assurer la structuration entre les lignes d’intérêt national, les trains d’équilibre du territoire, les trains express régionaux et les services express régionaux métropolitains pour éviter la concentration des investissements sur les grands axes ;
    Alinéa 21– inscrire et maintenir dans un plan national de sauvegarde la modernisation des lignes intermédiaires pour accentuer leur cadencement, diminuer les temps de trajet et rénover les gares ;
    Alinéa 23– étudier la politique tarifaire du transport ferroviaire pour le rendre plus accessible et le proposer comme véritable alternative à la voiture individuelle ;
    Alinéa 25– présenter chaque année au Parlement un rapport comprenant l’état du réseau ferroviaire français dans toutes ses composantes, les lignes menacées, les investissements engagés et les effets des politiques ferroviaires menées.
    Lire Article unique en entier
    L’Assemblée nationale, Vu l’article 34‑1 de la Constitution, Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale, Vu le code des transports, Vu la loi n° 2019‑1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités, Vu les engagements climatiques et les objectifs de décarbonation de la France aux niveaux européen et mondial, Vu le projet de loi‑cadre sur le développement des transports, adopté par le Sénat le mardi 28 avril 2026, Considérant le poids du transport dans les émissions de gaz à effet de serre et que le ferroviaire est l’un des modes de transports les plus sobres en carbone ; Considérant que le réseau ferré français fonctionne grâce au maillage entre les lignes structurantes, les lignes intermédiaires et les lignes de dessertes fines du territoire ; Considérant les sous‑investissements dont ont fait l’objet les lignes de desserte fine des territoires pendant de nombreuses années ; Considérant la nécessité sociale et écologique d’offrir aux territoires ruraux l’accès à des mobilités décarbonées au même titre que les autres territoires ; Considérant que les lignes de desserte fine jouent un rôle primordial dans le désenclavement, l’accès aux services publics, à la santé, à l’éducation et dans l’aménagement du territoire ; Considérant les opportunités techniques présentes dans les territoires en matière de voies et d’infrastructures existantes ; Considérant que la coopération État‑Région a permis de sauvegarder des lignes de desserte fine et d’en ouvrir de nouvelles ; Invite le Gouvernement à : – affirmer que la stratégie ferroviaire de la France passe par le développement et la structuration d’un réseau ferroviaire territorialisé comme outil de transition durable et d’aménagement du territoire ; – déployer les investissements consacrés aux lignes de desserte fine des territoires dans un niveau adéquat aux besoins de modernisation de ces lignes et de réouverture de lignes identifiées par les collectivités territoriales tout en associant les acteurs locaux ; – protéger les infrastructures ferroviaires existantes et inexploitées en s’assurant de la réversibilité des projets mis en place sur les anciennes voies ferroviaires comme les voies vertes ; – intensifier la coopération technique et financière avec les régions pour les lignes de desserte fine des territoires afin d’assurer la structuration entre les lignes d’intérêt national, les trains d’équilibre du territoire, les trains express régionaux et les services express régionaux métropolitains pour éviter la concentration des investissements sur les grands axes ; – renforcer la participation de l’État dans les contrats de plan État‑Région sur les mobilités liées au ferroviaire ; – inscrire et maintenir dans un plan national de sauvegarde la modernisation des lignes intermédiaires pour accentuer leur cadencement, diminuer les temps de trajet et rénover les gares ; – investir dans la recherche et l’innovation pour faciliter la mise en place de transports collectifs durables pour lutter contre l’isolement et l’enclavement des territoires ruraux ; – étudier la politique tarifaire du transport ferroviaire pour le rendre plus accessible et le proposer comme véritable alternative à la voiture individuelle ; – inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le projet de loi‑cadre sur le développement des transports le plus rapidement possible ; – présenter chaque année au Parlement un rapport comprenant l’état du réseau ferroviaire français dans toutes ses composantes, les lignes menacées, les investissements engagés et les effets des politiques ferroviaires menées.
Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Suivez les lois qui changent votre quotidien

Chaque matin à 7h : les nouvelles lois en discussion, vulgarisées en 3 min. Sans pub, sans bullshit.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54516.