La proposition de loi vise à renforcer l'autonomie stratégique de la France dans la production d'engrais azotés décarbonés. Actuellement, la France dépend fortement des importations pour ses besoins en engrais azotés, ce qui expose son agriculture à des vulnérabilités géopolitiques et économiques. Les récents conflits, comme la guerre en Ukraine, ont mis en lumière cette dépendance, entraînant une hausse des prix des engrais. De plus, le mécanisme européen d'ajustement carbone aux frontières ajoute une pression réglementaire. La proposition de loi cherche à développer une filière nationale d'engrais azotés bas carbone pour assurer la souveraineté alimentaire, relocaliser la production industrielle et réduire la dépendance énergétique.
▸5 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« La souveraineté alimentaire de la France repose en premier lieu sur la capacité de ses agriculteurs à produire. »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« la France reste importatrice nette d’engrais azotés à hauteur d’environ 4,8 millions de tonnes »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 5« La guerre en Ukraine a d’abord mis en lumière la dépendance européenne à des intrants stratégiques »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 6« l’incertitude enveloppant le nouveau mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières »
- [5] Exposé des motifs · alinéa 8« faire émerger, en parallèle des filières existantes, une filière nationale d’engrais azotés bas carbone »