La proposition de résolution européenne vise à étendre les compétences du Parquet européen à la lutte contre la traite des êtres humains. Actuellement, le Parquet européen, créé en 2021, se concentre sur les infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union européenne, telles que la fraude et la corruption. La traite des êtres humains est considérée comme une activité criminelle très lucrative, générant environ 3 milliards de dollars par an en Europe. En 2022, plus de 10 000 victimes ont été recensées dans l'Union européenne. La directive 2011/36/UE constitue le principal cadre juridique européen pour lutter contre ce phénomène. La résolution appelle à une réflexion pour élargir les compétences du Parquet européen à cette forme de criminalité transfrontalière, conformément à l'article 86 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.
▸5 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 6« Parquet européen, organe indépendant de l’Union européenne »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 7« étendre les attributions du Parquet européen au crime de la traite des êtres humains »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 9« traite des êtres humains est la troisième activité criminelle la plus lucrative »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 12« directive 2011/36/UE du Parlement européen et du Conseil »
- [5] Exposé des motifs · alinéa 16« compétence matérielle du parquet européen »
