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DéposéProposition de loi ordinaire

Définir, structurer et développer la filière agritouristique

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à structurer et développer la filière agritouristique en France, un secteur qui représente actuellement environ 3 % des exploitations agricoles. Le texte répond à un constat de retard par rapport à d'autres pays, comme l'Italie, où l'agritourisme est mieux défini et soutenu. Les agriculteurs français rencontrent des obstacles liés à l'absence de cadre juridique, à des régimes fiscaux complexes et à des freins urbanistiques. Cette situation limite leur capacité à diversifier leurs revenus et à revitaliser les territoires ruraux.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 3« environ 13 200 exploitations pratiquent une activité agritouristique, soit un peu plus de 3 % du total. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 4« l’absence d’un cadre juridique clair et d’outils adaptés à leur déploiement. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 12« l’absence de définition légale de l’agritourisme crée une insécurité juridique pour les exploitants. »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 13« le droit de l’urbanisme constitue un obstacle majeur. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte propose de définir l'agritourisme dans le code rural et de la pêche maritime, en précisant les critères d'activités agritouristiques. Il confie à Atout France la gestion d'un label national d'agritourisme, qui certifiera la qualité des prestations. De plus, il modifie le code de l'urbanisme pour reconnaître les aménagements liés à l'agritourisme comme nécessaires à l'exploitation agricole. Enfin, il permet des dérogations aux obligations d'accessibilité pour les installations agritouristiques.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 12« des activités agritouristiques, définies comme les activités d’accueil, d’hébergement, de restauration et d’animation. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 2« Le label national d’agritourisme certifie, au regard d’un cahier des charges, la qualité des prestations. »
  3. [3] Article 3 · alinéa 3« Les aménagements nécessaires à l’exercice des activités agritouristiques définies au 4° de l’article L. 311‑1. »
  4. [4] Article 4 · alinéa 2« De changement de destination du bâti agricole à des fins d’activités agritouristiques. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les agriculteurs pourront bénéficier d'une définition claire de l'agritourisme, facilitant ainsi leur engagement dans cette activité. Le label national permettra de garantir la qualité des offres agritouristiques, ce qui pourrait attirer davantage de touristes. Les modifications apportées au code de l'urbanisme faciliteront la construction d'infrastructures nécessaires à l'agritourisme, réduisant ainsi les refus d'autorisation. Les dérogations aux obligations d'accessibilité permettront également une plus grande flexibilité pour les installations agritouristiques.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 12« les recettes qui en sont tirées n’excèdent pas la moitié des recettes brutes totales de l’exploitation. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 2« Il est créé par arrêté conjoint du ministre chargé du tourisme et du ministre chargé de l’agriculture. »
  3. [3] Article 3 · alinéa 3« Les aménagements nécessaires à l’exercice des activités agritouristiques. »
  4. [4] Article 4 · alinéa 2« De changement de destination du bâti agricole à des fins d’activités agritouristiques. »
ExempleCas concret avant/après

Jean, agriculteur dans le Vaucluse, souhaite ouvrir un gîte sur sa ferme. Actuellement, il fait face à des refus d'autorisation en raison de l'absence de définition claire de l'agritourisme. Avec la nouvelle loi, il pourra définir son activité comme agritouristique et obtenir un label national, facilitant ainsi l'ouverture de son gîte et l'accueil de touristes. Cela pourrait lui permettre de diversifier ses revenus et d'attirer plus de visiteurs.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 12« les activités d’accueil, d’hébergement, de restauration et d’animation. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 2« Le label national d’agritourisme certifie, au regard d’un cahier des charges. »
  3. [3] Article 3 · alinéa 3« Les aménagements nécessaires à l’exercice des activités agritouristiques. »
  4. [4] Article 4 · alinéa 2« De changement de destination du bâti agricole à des fins d’activités agritouristiques. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Pas encore de vote

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • EPRPour · 100 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté pour 36 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 27 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 27 fois (100 %).

  • DRPour · 97 %

    Sur les 35 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 34 fois (97 %).

  • DEMPour · 94 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté pour 34 fois (94 %).

  • HORPour · 94 %

    Sur les 35 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe HOR a voté pour 33 fois (94 %).

  • LIOTPour · 94 %

    Sur les 34 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 32 fois (94 %).

  • RNPour · 81 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe RN a voté pour 29 fois (81 %).

  • SOCPour · 81 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 29 fois (81 %).

  • UDDPLRPour · 76 %

    Sur les 17 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe UDDPLR a voté pour 13 fois (76 %).

  • ECOSPour · 72 %

    Sur les 36 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 26 fois (72 %).

  • GDRPour · 71 %

    Sur les 34 textes déposés par le groupe EPR déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 24 fois (71 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (5 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 3En France, selon le recensement général agricole de 2020, environ 13 200 exploitations pratiquent une activité agritouristique, soit un peu plus de 3 % du total. Ce chiffre, modeste au regard du potentiel du territoire national, révèle un retard structurel. L’Italie, dont le tissu agricole est pourtant composé d’exploitations bien plus petites, compte 26 000 entreprises agritouristiques actives, générant un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros en 2023 – davantage que l’ensemble de l’agritourisme américain, pourtant porté par l’une des agricultures les plus puissantes au monde.
    Alinéa 4Ce décalage s’explique moins par un manque d’intérêt des agriculteurs que par l’absence d’un cadre juridique clair et d’outils adaptés à leur déploiement. L’agritourisme n’est aujourd’hui défini ni dans le code rural et de la pêche maritime, ni dans le code du tourisme. Les agriculteurs qui souhaitent s’y investir se heurtent à une superposition de régimes fiscaux complexes, à des freins urbanistiques persistants, à l’absence d’un label national lisible et à l’éparpillement des réseaux d’accompagnement.
    Alinéa 12En premier lieu, l’absence de définition légale de l’agritourisme crée une insécurité juridique pour les exploitants et rend impossible toute politique nationale cohérente. Sans définition partagée, les données statistiques font défaut, les administrations traitent les dossiers au cas par cas et les agriculteurs ne disposent d’aucun cadre de référence stable.
    Alinéa 13En deuxième lieu, le droit de l’urbanisme constitue un obstacle majeur. Les équipements relevant de l’agritourisme – hébergements, locaux d’accueil, espaces de restauration – ne sont pas présumés « nécessaires » à l’exploitation agricole au sens du code de l’urbanisme, ce qui expose les porteurs de projets à des refus d’autorisation et à des contentieux. La jurisprudence du Conseil d’État rappelle régulièrement que l’utilité économique d’un hébergement ne suffit pas à caractériser cette nécessité.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 12« 4° Des activités agritouristiques, définies comme les activités d’accueil, d’hébergement, de restauration et d’animation exercées par un exploitant agricole et qui ont pour support l’exploitation, dès lors que les recettes qui en sont tirées n’excèdent pas la moitié des recettes brutes totales de l’exploitation ;
    Lire Article 1 er en entier
    I. – L’article 63 du code général des impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Sont également considérés comme bénéfices de l’exploitation agricole les revenus qui proviennent des activités agritouristiques définies au 4° de l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime. » ; II. – Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié : 1° L’article L. 311‑1 est ainsi modifié : a) Le premier alinéa est ainsi modifié : – à la fin de la deuxième phrase, les mots : « de la production et, le cas échéant, de la commercialisation, par un ou plusieurs exploitants agricoles, de biogaz, d’électricité et de chaleur par la méthanisation, lorsque cette production est issue pour au moins 50 % de matières provenant d’exploitations agricoles. » sont remplacés par le signe : « : « ; – les deux dernières phrases sont supprimées ; b) Après le même premier alinéa, sont insérés cinq alinéas ainsi rédigés : « 1° Des activités de cultures marines et d’exploitation de marais salants, nonobstant le statut social dont relèvent ceux qui les pratiquent ; « 2° Des activités de préparation et d’entraînement des équidés domestiques en vue de leur exploitation, à l’exclusion des activités de spectacle ; « 3° De la production et, le cas échéant, de la commercialisation, par un ou plusieurs exploitants agricoles, de biogaz, d’électricité et de chaleur par la méthanisation, lorsque cette production est issue pour au moins 50 % de matières provenant d’exploitations agricoles. Les revenus tirés de la commercialisation sont considérés comme des revenus agricoles, au prorata de la participation de l’exploitant agricole dans la structure exploitant et commercialisant l’énergie produite ; « 4° Des activités agritouristiques, définies comme les activités d’accueil, d’hébergement, de restauration et d’animation exercées par un exploitant agricole et qui ont pour support l’exploitation, dès lors que les recettes qui en sont tirées n’excèdent pas la moitié des recettes brutes totales de l’exploitation ; « Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret. » ; 2° Le dernier alinéa de l’article L. 718­‑2‑2 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ils contribuent également, avec le concours, le cas échéant, du réseau des chambres d’agriculture mentionné au titre I er du livre V, à la formation des exploitants exerçant ou souhaitant développer des activités agritouristiques au sens du 4° de l’article L. 311‑1 . » ;
  3. Article 2

    Alinéa 2« Art. L. 343 ‑ 1 ‑ 1. – Le label national d’agritourisme certifie, au regard d’un cahier des charges, la qualité des prestations proposées dans le cadre des activités agritouristiques définies au 4° de l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime. Il est créé par arrêté conjoint du ministre chargé du tourisme et du ministre chargé de l’agriculture. Sa gestion et sa promotion sont assurées par l’organisme mentionné à l’article L. 141‑2.
    Lire Article 2 en entier
    La section 1 du chapitre 3 du titre IV du livre III du code du tourisme est complétée par des articles L. 343‑1‑1 et L. 343‑1‑2 ainsi rédigés : « Art. L. 343 ‑ 1 ‑ 1. – Le label national d’agritourisme certifie, au regard d’un cahier des charges, la qualité des prestations proposées dans le cadre des activités agritouristiques définies au 4° de l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime. Il est créé par arrêté conjoint du ministre chargé du tourisme et du ministre chargé de l’agriculture. Sa gestion et sa promotion sont assurées par l’organisme mentionné à l’article L. 141‑2. « Art. L. 343 ‑ 1 ‑ 2. – L’usage de la dénomination du label mentionné à l’article L. 343‑1‑1, ou de toute dénomination de nature à induire le consommateur en erreur sur la qualité ou la nature des activités agritouristiques proposées, est interdit et puni des peines prévues à l’article L. 132‑2 du code de la consommation. »
  4. Article 3

    Alinéa 3« 2° ter Les aménagements nécessaires à l’exercice des activités agritouristiques définies au 4° de l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, dès lors qu’ils ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel ils sont implantés, qu’ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages. Des constructions et installations peuvent être autorisées aux mêmes fins et dans les mêmes conditions si le bâti existant ne permet manifestement pas de réaliser les aménagements nécessaires ; »
    Lire Article 3 en entier
    Le code de l’urbanisme est ainsi modifié : 1° Après le 2° bis de l’article L. 111‑4, il est inséré un 2° ter ainsi rédigé : « 2° ter Les aménagements nécessaires à l’exercice des activités agritouristiques définies au 4° de l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, dès lors qu’ils ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel ils sont implantés, qu’ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages. Des constructions et installations peuvent être autorisées aux mêmes fins et dans les mêmes conditions si le bâti existant ne permet manifestement pas de réaliser les aménagements nécessaires ; » 2° L’article L. 151‑11 est ainsi modifié : a) Le début de la seconde phrase du 2° du I est ainsi rédigé : « Sauf si le changement de destination est réalisé à des fins d’activités agritouristiques au sens du 4° de l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, celui‑ci est soumis ( le reste sans changement ). » ; b) Après le II, il est inséré un II bis ainsi rédigé : « II bis . – Dans les zones agricoles ou forestières, le règlement peut également autoriser les aménagements nécessaires à l’exercice des activités agritouristiques définies au 4° de l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, dès lors qu’ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages. Des constructions et installations peuvent être autorisées aux mêmes fins et dans les mêmes conditions si le bâti existant ne permet manifestement pas de réaliser les aménagements nécessaires. L’autorisation d’urbanisme est soumise pour avis à la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers . »
  5. Article 4

    Alinéa 2« 5 ° De changement de destination du bâti agricole à des fins d’activités agritouristiques définies au 4° de l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime. »
    Lire Article 4 en entier
    Après le 4° de l’article L. 164‑3 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un 5° ainsi rédigé : « 5 ° De changement de destination du bâti agricole à des fins d’activités agritouristiques définies au 4° de l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime. »
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