La proposition de loi vise à répondre aux demandes de restitution de restes humains originaires du territoire national, conservés dans les collections publiques françaises. Elle fait suite à la loi du 26 décembre 2023, qui a établi une procédure pour restituer des restes humains à des États étrangers. Cependant, cette loi ne couvrait pas les demandes internes, notamment celles des populations autochtones françaises. Des demandes, comme celle de l'association Moliko Alet+po pour le rapatriement de restes Kali'nas en Guyane, ont mis en lumière cette lacune. Le rapport de Christophe Marion a recommandé une nouvelle législation pour traiter ces demandes nationales, en s'inspirant des critères de la loi de 2023, mais en ajoutant des spécificités pour les restitutions infranationales.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« la loi n° 2023‑1251 du 26 décembre 2023 relative à la restitution de restes humains »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 8« Aucune mesure analogue n’a pourtant été proposée dans la loi du 26 décembre 2023 »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 13« préconise d’adopter une nouvelle loi afin d’instituer un cadre juridique permettant de répondre »