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DéposéProposition de loi ordinaire

Garantir des droits sociaux et professionnels aux personnes atteintes d’algie vasculaire de la face par l’intégration de la pathologie dans les dispositifs de solidarité et d’handicap

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à intégrer l'algie vasculaire de la face dans les dispositifs de solidarité et de handicap, en réponse à l'absence de reconnaissance de cette pathologie par le droit actuel. Actuellement, cette maladie n'est pas considérée comme une affection de longue durée (ALD) et ne permet pas l'accès automatique à l'allocation adulte handicapé (AAH), ce qui entraîne des difficultés pour les patients. En France, environ 70 000 à 120 000 personnes sont touchées, dont 15 % à 20 % souffrent de formes chroniques, souvent confrontées à des errances diagnostiques et à des souffrances prolongées.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« l’algie vasculaire de la face condamne des milliers de malades à l’invisibilité, à la précarité et parfois au désespoir. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 3« la prévalence de l’Algie vasculaire de la Face est estimée entre 0,1 % et 0,2 % de la population, soit environ 70 000 à 120 000 personnes en France. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 9« les malades se retrouvent dans une situation kafkaïenne : obligés de justifier chaque absence par un certificat médical immédiat. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte propose plusieurs mesures pour reconnaître et protéger les droits des personnes atteintes d'algie vasculaire de la face. Il prévoit la reconnaissance automatique de cette pathologie comme affection de longue durée, ouvrant droit à une prise en charge intégrale des soins. Il crée également un droit à l'allocation adulte handicapé pour les formes chroniques, sans condition de taux d'incapacité. Pour les formes épisodiques sévères, une évaluation par des équipes pluridisciplinaires est requise. De plus, il facilite la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et introduit des aménagements professionnels adaptés.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« La couverture des frais relatifs aux traitements spécifiques de l’algie vasculaire de la face. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 2« Bénéficie de plein droit de l’allocation aux adultes handicapés, dans les conditions prévues. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les personnes atteintes d'algie vasculaire de la face bénéficieront d'une reconnaissance systématique de leur pathologie, ce qui leur permettra d'accéder à des soins pris en charge à 100 %. Les patients en forme chronique auront droit à l'AAH sans condition de taux d'incapacité, tandis que ceux en forme épisodique sévère pourront y accéder après évaluation. De plus, des aménagements professionnels seront mis en place pour faciliter leur maintien dans l'emploi, et un droit à des absences justifiées a posteriori sera instauré. Ces mesures visent à réduire la précarité et à améliorer la qualité de vie des malades.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article 5 · alinéa 1« les personnes atteintes d’algie vasculaire de la face peuvent bénéficier d’un dispositif spécifique d’autorisations d’absence de courte durée. »
ExempleCas concret avant/après

Julien, employé dans une entreprise de logistique, souffre d'algie vasculaire de la face. Avant l'adoption de la loi, il devait justifier chaque absence par un certificat médical, ce qui compliquait son travail. Avec la nouvelle loi, il pourra bénéficier d'un droit à des aménagements professionnels, comme des horaires adaptés et des pauses de récupération, et justifier ses absences a posteriori sans jour de carence. Cela lui permettra de mieux gérer ses crises tout en maintenant son emploi.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article 5 · alinéa 1« les personnes atteintes d’algie vasculaire de la face peuvent bénéficier d’un dispositif spécifique d’autorisations d’absence de courte durée. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Pas encore de vote

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • ECOSPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 6 fois (100 %).

  • GDRPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 6 fois (100 %).

  • LFI-NFPPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 6 fois (100 %).

  • SOCPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 6 fois (100 %).

  • LIOTPour · 80 %

    Sur les 5 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 4 fois (80 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (7 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2L’algie vasculaire de la face est l’une des maladies les plus douloureuses connues à ce jour. Elle est souvent qualifiée par les spécialistes eux‑mêmes de « céphalée du suicide », tant la douleur qu’elle inflige est insupportable. l’algie vasculaire de la face n’est pas une simple maladie neurologique parmi d’autres. Elle est la cause de souffrances physiques et psychologiques extrêmes, au point d’altérer profondément la dignité, l’intégrité et l’équilibre de ceux qui en sont atteints. Pourtant, cette pathologie reste encore aujourd’hui ignorée par le droit et les dispositifs de protection sociale. Ni reconnue comme cause d’affection de longue durée (ALD), ni considérée comme ouvrant droit de façon automatique à l’allocation adulte handicapé (AAH) pour les formes chroniques, l’algie vasculaire de la face condamne des milliers de malades à l’invisibilité, à la précarité et parfois au désespoir absolu.
    Alinéa 3Le constat est alarmant : la prévalence de l’Algie vasculaire de la Face est estimée entre 0,1 % et 0,2 % de la population, soit environ 70 000 à 120 000 personnes en France. Parmi elles, 15 % à 20 % souffrent de la forme chronique, soit 15 000 à 25 000 concitoyens condamnés à une douleur quasi quotidienne. L’un des plus grands fléaux de cette maladie est l’errance diagnostique : il faut en moyenne plus de 10 ans pour qu’un patient soit correctement diagnostiqué. Durant cette décennie, les malades errent de consultations répétées en diagnostics erronés, subissant des années de souffrance sans prise en charge adaptée. Ce sous‑diagnostic massif contribue à l’invisibilisation des patients et à leur errance thérapeutique.
    Alinéa 9En raison du manque de reconnaissance lié à la prise en charge de la pathologie, celle‑ci n’ouvrant pas de manière systématique des droits à l’AAH, les malades se retrouvent dans une situation kafkaïenne : obligés de justifier chaque absence par un certificat médical immédiat, sans possibilité d’aménagement ponctuel après une crise, exposés aux jours de carence à répétition et parfois stigmatisés par un entourage professionnel mal informé. Dans la fonction publique comme dans le privé, les dispositifs d’adaptation de poste, de congés exceptionnels ou de télétravail restent trop souvent inaccessibles, faute de reconnaissance administrative claire.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 3« 12° La couverture des frais relatifs aux traitements spécifiques de l’algie vasculaire de la face, notamment le sumatriptan injectable, l’oxygénothérapie à visée thérapeutique, ainsi que les traitements de fond innovants, y compris les anticorps monoclonaux anti‑CGRP. » ;
    Lire Article 1 er en entier
    Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié : 1° Après le 11° de l’article L. 160‑8 du code de la sécurité sociale, il est inséré un 12° ainsi rédigé : « 12° La couverture des frais relatifs aux traitements spécifiques de l’algie vasculaire de la face, notamment le sumatriptan injectable, l’oxygénothérapie à visée thérapeutique, ainsi que les traitements de fond innovants, y compris les anticorps monoclonaux anti‑CGRP. » ; 2° Au 3° de l’article L. 160‑14, après le mot : « liste » sont insérés les mots : « comprenant notamment l’algie vasculaire de la face ». TITRE II renforcement des droits sociaux des patients atteints d’algie vasculaire de la face
  3. Article 2

    Alinéa 2« Art. L. 821 ‑ 2 ‑ 1 . – Bénéficie de plein droit de l’allocation aux adultes handicapés, dans les conditions prévues à l’article L. 821‑1, toute personne dont un certificat médical établi par un médecin neurologue, un médecin oto‑rhino‑laryngologiste ou un médecin exerçant dans un centre spécialisé dans le traitement de la douleur atteste de la forme chronique de l’algie vasculaire de la face, sans condition de taux d’incapacité. “
    Lire Article 2 en entier
    Après l’article L. 821‑2 du code de la sécurité sociale, sont insérés deux articles L. 821‑2‑1 et L. 821‑2‑2 ainsi rédigés : « Art. L. 821 ‑ 2 ‑ 1 . – Bénéficie de plein droit de l’allocation aux adultes handicapés, dans les conditions prévues à l’article L. 821‑1, toute personne dont un certificat médical établi par un médecin neurologue, un médecin oto‑rhino‑laryngologiste ou un médecin exerçant dans un centre spécialisé dans le traitement de la douleur atteste de la forme chronique de l’algie vasculaire de la face, sans condition de taux d’incapacité. “ « Art. L. 821 ‑ 2 ‑ 2. – Les personnes atteintes d’algie vasculaire de la face sous forme épisodique sévère peuvent prétendre à l’allocation aux adultes handicapés dans les conditions prévues à l’article L. 821‑2. « L’équipe pluridisciplinaire de la maison départementale des personnes handicapées évalue le taux d’incapacité et la restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi en tenant compte notamment : « 1° De la fréquence et de l’intensité des crises ; « 2° Des interruptions d’activité professionnelle ou de formation ; « 3° Des limitations dans les actes essentiels de la vie quotidienne ; « 4° Du retentissement psychologique et social de la pathologie. « Un décret en Conseil d’État précise les critères d’évaluation et les modalités d’application du présent article. »
  4. Article 5

    Alinéa 1À titre expérimental et pour une durée de deux ans renouvelables, les personnes atteintes d’algie vasculaire de la face peuvent bénéficier d’un dispositif spécifique d’autorisations d’absence de courte durée, liées à la survenue d’une crise, sans application du jour de carence.
    Lire Article 5 en entier
    À titre expérimental et pour une durée de deux ans renouvelables, les personnes atteintes d’algie vasculaire de la face peuvent bénéficier d’un dispositif spécifique d’autorisations d’absence de courte durée, liées à la survenue d’une crise, sans application du jour de carence. Ces absences peuvent être justifiées a posteriori, dans des conditions fixées par décret, sur la base d’un certificat médical attestant du diagnostic d’algie vasculaire de la face. Un rapport d’évaluation est transmis au Parlement par le Gouvernement au plus tard six mois avant le terme de l’expérimentation, afin d’en mesurer les effets sur la santé, la qualité de vie et le maintien dans l’emploi des personnes concernées.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54442.