La proposition de loi vise à renforcer la protection des droits des personnes souffrant de troubles neurocognitifs, notamment celles placées en unités de vie protégée (UVP) ou en unités d’hébergement renforcé (UHR) au sein d’EHPAD. Actuellement, ces résidents peuvent être institutionnalisés sans un diagnostic médical approfondi et sans contrôle judiciaire, ce qui soulève des préoccupations quant à leur liberté et à leur protection. Le texte répond à des alertes concernant l'absence de garanties juridiques pour ces personnes, en particulier en ce qui concerne leur admission et leur maintien en établissement.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« La France traverse une transition démographique sans précédent qui, si elle témoigne des progrès de notre système de santé, impose également une vigilance accrue sur la protection des citoyens les plus vulnérables. »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 4« un patient de soixante ans présentant des troubles cognitifs apparentés à la maladie d’Alzheimer peut être institutionnalisé de façon définitive dans une unité de vie protégée. »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 5« l’article 66 de la Constitution dispose que l’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect du principe selon lequel nul ne peut être arbitrairement détenu. »