La proposition de loi vise à introduire une contribution financière des détenus pour couvrir une partie des frais d'incarcération. Cette initiative intervient dans un contexte de surpopulation carcérale, avec 81 559 détenus pour 62 404 places, et un coût d'incarcération élevé, estimé à 128 euros par jour par détenu. Le texte s'inscrit dans une logique de rigueur budgétaire, cherchant à alléger le fardeau financier de l'État tout en finançant la rénovation et la construction de nouvelles prisons. Inspirée par des modèles étrangers comme ceux du Danemark et des Pays-Bas, cette mesure vise également à responsabiliser les détenus et à réduire le sentiment d'injustice perçu par les citoyens.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« La surpopulation carcérale atteint des sommets avec 81 559 détenus pour 62 404 places »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 7« cette politique de participation aux frais d’incarcération des 50 000 détenus »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 8« de telles initiatives existent au Danemark ou aux Pays‑Bas »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 13« la facturation des frais d’entretien en établissement pénitentiaire, permettrait de lever assez de fonds »