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I. – Lorsque le fournisseur ou le déployeur ne respecte pas les obligations de la présente loi, le président de l’Autorité peut le rappeler à ses obligations légales ou, si le manquement est susceptible de régularisation, prononcer à son égard une mise en demeure de s’y conformer dans le délai qu’il fixe. Ce délai peut être ramené à vingt‑quatre heures en cas d’urgence. Le président peut rendre la mise en demeure publique.
II. – Lorsque le manquement persiste, le président saisit la formation restreinte en vue du prononcé, après une procédure contradictoire, de l’une ou de plusieurs des mesures suivantes :
1° Un rappel à l’ordre ;
2° Une injonction de mettre le système en conformité ou de satisfaire aux demandes des personnes concernées, assortie le cas échéant d’une astreinte dont le montant ne peut excéder 100 000 euros par jour de retard ;
3° La limitation, la suspension ou l’interdiction de la mise sur le marché, de la mise en service ou de l’exploitation du système, ou le retrait de l’autorisation prévue à l’article 15 ;
4° Une amende administrative.
III. – Les mesures prévues au II sont prononcées sur la base d’un rapport établi par un membre de l’Autorité désigné par son président parmi les membres n’appartenant pas à la formation restreinte. Le rapport est notifié à la personne mise en cause, qui peut se faire représenter ou assister, présenter des observations écrites et demander à être entendue. Le rapporteur peut présenter des observations orales mais ne prend pas part au délibéré.
IV. – Le montant de l’amende administrative est fixé en tenant compte de la nature, de la gravité et de la durée du manquement, du caractère délibéré ou non de celui‑ci, des mesures prises pour y remédier ainsi que de la taille et de la part de marché de la personne en cause. Il ne peut excéder 7 % du chiffre d’affaires annuel mondial total de l’exercice précédent. La formation restreinte peut rendre publiques les mesures qu’elle prononce et en ordonner l’insertion, aux frais de la personne sanctionnée, dans les publications qu’elle désigne.
V. – Lorsque la formation restreinte a prononcé une amende administrative devenue définitive avant que le juge pénal ait statué définitivement sur les mêmes faits, celui‑ci peut ordonner que l’amende administrative s’impute sur l’amende pénale qu’il prononce. Les manquements faisant l’objet d’une amende au titre du présent article ne peuvent donner lieu, pour les mêmes faits, à une autre sanction administrative pécuniaire.
VI. – Les astreintes sont liquidées par la formation restreinte, qui en fixe le montant définitif. Les amendes et astreintes sont recouvrées comme les créances de l’État étrangères à l’impôt et au domaine.