La proposition de loi vise à répondre à la problématique des infractions pédocriminelles en France, où un enfant est victime d'une agression sexuelle toutes les trois minutes. Moins de 7 % des auteurs d'agressions sexuelles sur mineurs sont jugés et condamnés, et les peines prononcées sont souvent inférieures aux maximums prévus. Le texte s'inscrit dans un cadre juridique existant qui permet déjà des traitements inhibiteurs de libido, mais qui nécessitent le consentement du condamné, limitant ainsi leur efficacité. La loi propose d'instaurer des traitements anti-libidinaux obligatoires pour les personnes condamnées pour infractions sexuelles sur mineurs, sans leur consentement.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« En France, un enfant est victime d’une agression sexuelle toutes les trois minutes, soit près de 160 000 chaque année. »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 5« le recours à des traitements inhibiteurs de libido dans le cadre du suivi socio‑judiciaire. »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 9« la présente proposition de loi vise donc à renforcer les outils de prévention d’ores et déjà existants dans notre code pénal. »