La proposition de loi vise à intégrer la notion de consentement dans la définition pénale des infractions d'agression sexuelle et de viol. Actuellement, la loi française exige que le viol soit caractérisé par la "violence, contrainte, menace ou surprise". Cette définition est jugée insuffisante par certains experts et associations, car elle ne prend pas en compte le simple non-consentement de la victime. En 2022, seulement 7 000 condamnations pour violences sexuelles ont été prononcées, alors que 85 000 victimes ont été enregistrées. La France a ratifié la Convention d'Istanbul, qui recommande de baser la définition du viol sur l'absence de consentement. Cependant, la législation française actuelle ne reflète pas cet engagement international, ce qui a conduit à des critiques de la part d'organisations internationales et nationales.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 8« En France en 2022, les services de sécurité ont enregistré près de 85 000 personnes »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 9« En 2022, on compte seulement 7 000 condamnations pour violences sexuelles »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 16« La France a pourtant ratifié la Convention du Conseil de l’Europe »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 20« Le consentement doit être donné volontairement comme résultat de la volonté libre »