La proposition de loi vise à interdire le recours à la contention mécanique dans les établissements psychiatriques en France. Cette pratique, qui consiste à entraver physiquement un patient, est encore courante malgré des critiques sur son impact sur la dignité et le bien-être des patients. En 2022, environ 8 000 personnes ont été soumises à cette mesure. Le cadre juridique actuel, bien qu'encadrant son usage, ne l'interdit pas, ce qui permet son application dans des conditions parfois illégales. La loi propose une interdiction à partir du 1er janvier 2030, permettant ainsi une transition pour former les professionnels et adapter les établissements.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« la contention mécanique, qui consiste à entraver physiquement un patient »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 4« 11 % ont fait l’objet d’une contention mécanique, soit près de 8 000 personnes »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 8« le cadre juridique actuel, défini par l’article L. 3222‑5‑1 du code de la santé publique »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 12« poser le principe d’une interdiction pure et simple de la contention mécanique »
