La proposition de loi vise à lutter contre le "séparatisme social" en France, un phénomène décrit par le sociologue Éric Maurin comme une ségrégation résidentielle qui mine l'égalité républicaine. Malgré la loi SRU de 2000, qui impose un pourcentage minimal de logements sociaux dans certaines communes, de nombreuses municipalités, notamment les plus riches, ne respectent pas ces obligations. En 2020-2022, 64 % des communes concernées n'ont pas atteint les objectifs fixés. La situation est particulièrement critique dans les grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille, où la ségrégation socio-spatiale persiste. La proposition de loi cherche à renforcer les obligations en matière de logements sociaux pour corriger ces déséquilibres.
▸5 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« séparatisme social qui mine l’idéal républicain d’égalité »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 5« 64 %, n’ont pas respecté leurs obligations »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 9« géographie inégalitaire de l’habitat produit une ségrégation sociale »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 10« 2,6 millions de ménages étaient en attente d’un logement social »
- [5] Exposé des motifs · alinéa 11« objectif de justice sociale et de cohésion républicaine »