La proposition de loi vise à modifier le régime de prescription des délits de presse, notamment la diffamation et les injures publiques, régis par la loi du 29 juillet 1881. Actuellement, ces délits bénéficient d'un délai de prescription de trois mois, conçu à une époque où les moyens de communication étaient limités. Avec l'essor des réseaux sociaux et des échanges numériques, ce délai est jugé inadapté. Les enquêtes pour identifier les auteurs de propos diffamatoires en ligne sont souvent ralenties par l'anonymat et les délais de réponse des plateformes numériques, rendant difficile le respect du délai de trois mois. Cette situation crée une impunité pour les auteurs et laisse les victimes sans recours efficace, ce qui nuit à la confiance dans le système judiciaire.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« délai de prescription relativement court de trois mois »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 4« difficultés, notamment en raison des spécificités des plateformes numériques »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 5« génère une véritable impunité pour les individus »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 6« adapter notre législation aux réalités de l’ère numérique »