La proposition de loi vise à intégrer explicitement la notion de consentement dans les définitions légales d'agression sexuelle et de viol en France. Actuellement, la définition du viol nécessite de prouver que la victime s'est opposée à l'acte et que l'auteur a utilisé la menace, la contrainte, la violence ou la surprise pour le commettre. Cette approche rend complexe la qualification juridique, notamment dans les cas de contrainte morale ou de surprise. Le texte s'inscrit dans un contexte où peu de victimes portent plainte et où peu de plaintes aboutissent à une condamnation. Il répond également à la nécessité de se conformer à la convention d'Istanbul, ratifiée par la France, qui exige que le consentement soit donné volontairement et librement.
▸5 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« environ 217 000 femmes âgées de 18 à 74 ans ont été victimes »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 4« tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 5« la définition actuelle du viol demande à prouver que la victime s’est opposée »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 8« la France a ratifié la convention d’Istanbul »
- [5] Exposé des motifs · alinéa 9« La France doit donc sans plus tarder se conformer à ses obligations internationales »