Depuis la loi organique de 2014, les parlementaires ne peuvent cumuler leur mandat avec plus d'un mandat local, sauf exceptions pour les petites communes. Cette restriction visait à moderniser la vie publique mais a éloigné les élus nationaux de leur ancrage local. Les suppléants de parlementaires, souvent des élus locaux expérimentés, doivent démissionner de certains mandats locaux lorsqu'ils remplacent un parlementaire nommé au gouvernement. Cela pose problème car ces remplacements sont souvent temporaires, mais les démissions sont définitives. Le texte propose de permettre aux suppléants de retrouver leurs mandats locaux après leur période de remplacement, sous certaines conditions.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Depuis la loi organique n° 2014‑125 du 14 février 2014 interdisant le cumul »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 7« ces élus doivent se conformer à l’interdiction de cumuler leur mandat »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 9« permet aux députés et sénateurs suppléants de déroger temporairement »