Le texte arrive dans un contexte de reconnaissance historique des violences commises par l'État français lors de la guerre d'Algérie. Le 17 octobre 1961, une manifestation pacifique d'Algériens à Paris a été violemment réprimée par la police, sous les ordres du préfet Maurice Papon. Cette répression a causé de nombreuses victimes, bien que le nombre exact reste incertain. Depuis, des historiens et des associations ont travaillé pour faire reconnaître ces événements comme un crime d'État. Des déclarations présidentielles ont reconnu la violence de ces actes, mais sans une reconnaissance officielle de la responsabilité de l'État. La proposition vise à combler ce manque en reconnaissant officiellement le massacre comme un crime d'État et en instaurant une commémoration annuelle.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Le 17 octobre 1961 demeure l’une des pages les plus sombres »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 5« Ce crime ne fut ni accidentel ni isolé »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 8« reconnaissance officielle par l’Assemblée nationale du massacre »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 6« président François Hollande a reconnu la réalité de la répression »